• Table ronde sur les femmes autochtones : un « bon début »

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    Table ronde sur les femmes autochtones : un « bon début »

    Mise à jour le vendredi 27 février 2015 à 18 h 57 HNE
    Radio-Canada avec La Presse Canadienne
    Le reportage de la journaliste Nathalie Tremblay
     

    Une importante table ronde nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a eu lieu vendredi, à Ottawa. Des élus fédéraux et provinciaux, des représentants autochtones, ainsi que des proches de femmes disparues ont pris part aux discussions.

    Globalement satisfaits de leur rencontre, les participants ont convenu de se réunir à nouveau dans un an pour mesurer les progrès accomplis. Des mesures ont été adoptées dans les domaines de la prévention, des services communautaires, du système de justice et des services policiers.

    « Nous avons fait des progrès importants aujourd'hui, s'est réjouit Dawn Harvard, présidente intérimaire de l'Association des femmes autochtones du Canada.

    « Il y a eu des engagements véritables et significatifs. C'est incroyable que toutes les associations et les premiers ministres aillent dans la même direction. » — Dawn Harvard, présidente intérimaire de l'Association des femmes autochtones du Canada

    Une commission d'enquête reste nécessaire...

    Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, croit que cette table ronde est un bon début. Toutefois, il souligne que la rencontre ne diminue en rien l'importance de la tenue d'une commission d'enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées.

    Les associations autochtones et des groupes de défense des droits de la personne tiennent mordicus à une telle commission depuis longtemps. Or, Ottawa s'y oppose.

    Le gouvernement Harper a d'ailleurs de nouveau rejeté, vendredi en Chambre, les appels des deux partis d'opposition à l'ouverture d'une enquête publique.

    « Nous n'avons pas besoin d'une enquête nationale », a réitéré Susan Truppe, la secrétaire parlementaire de la ministre de la Condition féminine, Kellie Leitch. « Nous avons besoin de policiers qui mettent le grappin sur les responsables et s'assurer qu'ils sont punis », a-t-elle ajouté.

    ...des mesures sociales aussi

    La présidente du conseil d'administration d'Amnistie internationale Canada francophone, Karine Gentelet, croit elle aussi qu'une commission d'enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées est essentielle.

    De plus, elle souligne que l'approche policière ne peut pas enrayer ce fléau à elle seule, et que des services spécialisés pour les femmes et les enfants autochtones font partie de la solution.

    « [On doit avoir] des mesures à caractère plus social pour aider les femmes à, notamment, se trouver un logement, à avoir une meilleure éducation, à avoir, aussi, des services sociaux qui soient adaptés à leurs besoins spécifiques », dit-elle.

    Mme Gentelet reconnaît que la mise en place de certaines mesures prendra du temps, mais elle affirme du même souffle que des solutions sont réalisables à court terme. C'est le cas, par exemple, de l'élaboration de meilleurs protocoles policiers pour intervenir après la disparition d'une femme autochtone.

    L'ensemble des provinces et des territoires ont envoyé des délégués à la table ronde. La liste des dignitaires présents incluait les premiers ministres du Manitoba, Gregory Selinger, de l'Ontario, Kathleen Wynne, des Territoires du Nord-Ouest, Bob McLeod, et du Yukon, Darrell Pasloski,de même que la ministre responsable de la Condition féminine du Québec, Stéphanie Vallée.

    Le gouvernement fédéral était pour sa part représenté par le ministre des Affaires autochtones et du Développement du Nord canadien, Bernard Valcourt, et par la ministre de la Condition féminine, Kellie Leitch. À l'issue de la rencontre, les deux ministres ont tenu un point de presse distinct de celui des dirigeants autochtones et des représentants des provinces et des territoires.

    Dans un rapport dévoilé l'été dernier, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) concluait que près de 1200 femmes autochtones avaient été tuées ou étaient disparues entre1980 et 2012. 


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