• Roman. New York et ses chevaliers du ciel

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    Roman. New York et ses chevaliers du ciel

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    Les Indiens mohawks ont été les petites mains de la construction des gratte-ciel américains? Ils défiaient les lois de l'équilibre. Michel Montot les raconte.

    Ce jour-là, John LaLiberté ne travaille pas au sommet d'une nouvelle tour de New York qui pointerait vers le ciel. Il est au ras du sol, le dos courbé, dans une atmosphère suffocante. Il ne respire pas l'air des hauteurs, mais l'odeur de mort qui a envahi la ville au lendemain des attentats du 11-Septembre contre les tours jumelles.

    Lui et ses frères indiens de la tribu mohawks ont appris à affronter, depuis des décennies, les poutres d'acier. Mais cette fois, il ne s'agit plus de régler leur ballet dans le ciel et d'en faire des tours. Il faut les découper le plus vite possible et les dégager pour espérer retrouver les rares survivants de l'attaque terroriste. La course contre la montre est engagée. Les Mohawks déploient toute leur expérience et leur courage.

    Depuis longtemps, ces Indiens, venus souvent du Québec, appartiennent à l'histoire de New York. Ils ont été immortalisés par le célèbre photographe Lewis Hine lors de la construction, dans les années 1920, de l'Empire State Building.

    « Cela impressionne les Blancs »

    On les voit se promener sur les poutres au milieu du vide, comme si, pour eux, le vertige n'existait pas. Des photos qui comptent parmi les plus fameuses de l'histoire de New York. Seulement, le vertige, ils n'y échappent pas vraiment. Mais ils entretiennent la légende pour une raison terre à terre. « Cela impressionne les Blancs et ça aide à se faire embaucher », glisse l'un des Indiens bâtisseurs.

    Ciel d'acier raconte ce long compagnonnage des Mohawks avec New York, sous la forme d'un roman captivant, d'où émergent des personnages hors du commun. Leurs traits de caractère sont aussi acérés qu'une lame d'acier.

    Ces histoires-là sont aussi celles de familles qui se transmettent, de pères en fils, le droit de monter au ciel. Devenir un ironworker, un travailleur du fer, cela se mérite. Ce long récit a du souffle, comme celui qui enveloppe les Mohawks au sommet de leurs tours.

    Ciel d'acier invite aussi à une visite inédite de New York dans les pas de ceux qui la connaissent peut-être le mieux : ceux qui l'ont construite.

    Ciel d'acier, Arléa, 523 pages, 22€ 

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