• Rencontrer les communautés autochtones

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    Rencontrer les communautés autochtones

     Ewan Sauves | Agence QMI

    Publié le: <time class="published dtreviewed value-title" datetime="2013-12-02T11:33:28Z" pubdate="" title="Mon Dec 2 12:33:28 UTC+0100 2013"> lundi 02 décembre 2013, 6H33 </time> | Mise à jour: <time class="updated dtreviewed value-title" datetime="2013-12-02T11:41:21Z" title="Mon Dec 2 12:41:21 UTC+0100 2013"> lundi 02 décembre 2013, 6H41 </time>

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    Québékoisie

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    Photo courtoisie

    Mélanie Carrier et Olivier Higgin ont parcouru 1012 kilomètres à vélo pour aller à la rencontre des différentes communautés autochtones du Québec

    Les cinéastes Mélanie Carrier et Olivier Higgins ont décidé il y a deux ans de parcourir un millier de kilomètres à vélo pour aller à la rencontre des différentes communautés autochtones du Québec. Ils présenteront bientôt à Montréal le récit de leur périple dans le documentaire Québékoisie.

    Mélanie et Olivier ont roulé pendant cinq mois avec une caméra et une grande tente pour seuls bagages. Après une escapade dépaysante au Tibet, les deux amis avaient souhaité remettre ça et se rendre, depuis Québec, jusqu’à Natashquan, réserve amérindienne innue de 800 habitants dans la Basse-Côte-Nord.

    «Lors de nos expéditions passées, on passait de village en village, on apprenait sur les coutumes et cultures locales, mais on finissait toujours par se questionner sur nos traditions et nos valeurs en tant que Québécois, a raconté Mélanie Carrier au 24 H. De fil en aiguille, on a réalisé qu’on avait des amis en Asie, à Madagascar, etc., mais qu’on ne connaissait absolument rien des peuples autochtones du Québec. Même plus: on ne pouvait même pas les nommer. Laisse-moi te dire qu’on a eu honte.»

    Le documentaire a ainsi pour objectif de visiter les «racines de notre méconnaissance», a ajouté la réalisatrice. «On a réalisé que les mythes fondateurs qu’on nous inculque dès notre jeune âge, tout ce qu’on nous a enseigné en classe, ce n’est pas forcément vrai, a-t-elle affirmé. Avec Québékoisie, on veut faire tomber les murs qui existent encore, malgré ce qu’on a pu nous dire à l’école, entre autochtones et non autochtones.»

    Démarche sincère et profonde

    Mélanie Carrier et Olivier Higgins ont rencontré des Abénaquis, des Algonquins, des Atikamekws, des Cris, des Innus, des Inuits, des Hurons, des Micmacs. Dans chaque village, l’accueil a été chaleureux.

    «C’est la raison pour laquelle on voulait prendre le vélo en fait, a dit Mme Carrier. Quand tu arrives en vélo, tu es un peu sale, ils savent automatiquement que tu arrives de loin. On dirait qu’ils ont compris tout de suite que la démarche était sincère et profonde.»

    Les deux cinéastes ont aussi rouvert une page douloureuse de l’histoire canadienne: la crise d’Oka, qui, durant l’été 1990, avait opposé la nation Mohawk aux gouvernements québécois et canadien.

    Cette mésentente quant à l’octroi d’un permis d’agrandissement de terrain de golf avait même requis l'intervention de la Sûreté du Québec, puis des forces armées canadiennes.

    À Rigaud, Mélanie et Olivier ont rencontré Francine Lemay, la sœur du caporal Marcel Lemay, tué par un Mohawk le 11 juillet 1990. 23 ans plus tard, Mme Lemay a fait la paix avec le passé et a pardonné au tireur toujours en cavale.

    «Elle a eu une expérience vraiment douloureuse, a commenté Mélanie Carrier. Mais aujourd’hui, elle fait des conférences pour parler de sa démarche de réconciliation. Une de ses meilleures amies est Mohawk. Il est intéressant de s’attarder à son cheminement personnel.» 


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