• Le 26 septembre 2011 - Diner de Bienfaisance en présence du chef Raoni

    <script language="JavaScript" src="http://www.traducteurenligne.net/traducteurgr/flags.js"></script>

       Diner de Bienfaisance en présence du chef Raoni
    le lundi 26 septembre 2011

      
     

    Encore une fois une nouvelle rencontre et quelle rencontre « notre association a décidé de participer au dîner de bienfaisance en faveur du non moins célèbre chef Kayopo Raoni. Une nouvelle action pour notre petite association. <o:p></o:p>

    Raoni est arrivé avec toute la prestance, le charisme qu’on lui connait. Du haut de ses (peut  être) 81 ans, puisque lui-même ne connait pas son âge, il est venu défendre encore une fois défendre sa terre et notre devenir.

    <o:p>Patricia</o:p><o:p></o:p>

    <o:p></o:p>

     BERNARD LAINE

     dsc00001

     Bonsoir,

    Nous sommes réunis ici ce soir, autour de ce dîner de bienfaisance pour plusieurs raisons. Laissez moi vous raconter comment tout a commencé.

    Il y eu tout d’abord, une tournée dans 17 pays durant une quinzaine de jours, en allant à la rencontre, entre autres, de François Mitterrand, Jean-Paul 2, le roi d’Espagne, le premier ministre de Norvège…. ce qui nous a permis de réunir une très grosse somme d’argent. Avec cette somme, au Brésil, nous avons pu convaincre les autorités de créer une réserve de forêt tropicale, la réserve du  Xingu et des Kayapos, actuellement la plus grande de la planète. Elle fait 190 000 Km2, un peu plus du tiers de la France.

    A l’époque avec cet argent nous avons pu démarquer les terres, établir une frontière à ne pas franchir, mais nous n’avons pas terminé et Raoni nous demande depuis 22 ans de clore cette frontière. Il nous reste encore à peu près 180 km à délimiter.

    Une des raisons de ce voyage, est de parvenir à réunir les fonds nécessaires avant que Raoni ne disparaisse, afin de mener à bien son souhait. Il est très âgé, nous estimons qu’il a 81 ans, ce qui est exceptionnel pour une personne vivant dans la forêt.

    La deuxième raison, toujours une histoire d’argent, c’est de créer un institut Raoni, à l’intérieur de cette réserve qui lui permettra de préserver sa culture, et d’aider les indiens au niveau sanitaire, médical et éducatif, car ils ont conscience qu’ils ne pourront pas survivre s’ils ne s’adaptent pas d’une manière ou d’une autre à notre monde.

    La troisième raison est strictement personnelle : Raonivoit de moins en moins, et nous avons décidé de le faire soigner d’une cataracte très sévère. Il a été opéré d’un premier œil, il y a 4 jours. Il nous a dit qu’il voyait vraiment mieux aussi il sera opéré de l’autre dans deux jours.

    Une personne est venue rejoindre notre association en la personne d’Henri De Bontin. Henri a fait preuve d’une énergie hallucinante, ne serait ce que par ce dîner de bienfaisance. Il a su re-créer un dynamisme pour notre équipe que nous n’avions plus. Je veux le remercier, ainsi que Raoni car entreprendre ce voyage à son âge n’est pas facile. Il le voulait vraiment pour que l’on puisse l’aider à terminer son œuvre.

    Merci

    JEAN-PIERRE DUTILLEUX

    <o:p></o:p>

    J’ai connu Raoni quand j’avais 22 ans. J’étais un idéaliste, je ne savais pas très bien ce que je cherchais, ni ce que je voulais. J’avais apporté une caméra pour m’occuper et finalement, elle est devenue ma raison d’être. J’ai vite compris mon inutilité si je ne témoignais pas sur ces cultures merveilleuses et ces indiens menacés.<o:p></o:p>

    Quand j’ai rencontré les Kayapos, ils avaient déjà été contactés quelques années auparavant et avaient alors souffert de nombreuses épidémies. Leur population avait fortement diminué. Puis j’ai rencontré Raoni. Il avait les cheveux courts car il venait de perdre son père, son oncle, sa sœur et son cousin d’une simple épidémie de grippe. Il était désespéré. Il disait « 10 enfants sont nés et 10 enfants sont morts, nous allons tous mourir, nous allons disparaître car nous ne savons pas soigner ces maladies. »<o:p></o:p>

    Tout ceci m’a bouleversé. Je me suis alors dit qu’avec ce film, je pouvais peut être agir efficacement. J’ai organisé une soirée de bienfaisance à Londres avec la seule organisation existante à l’époque pour la défense des peuples indigènes, on ne parlait pas encore de la forêt amazonienne perçu comme un océan vert. Aujourd’hui, le combat des indiens et celui de l’Amazonie est le même. Les indiens sont les gardiens de la forêt ou de ce qu’il en reste, avec les réserves, derniers endroits encore un peu protégés.<o:p></o:p>

    Je ne croyais pas trop à cette soirée : j’étais un piètre cinéaste, je n’étais pas satisfait du film, mais les personnes ont été touchées. Nous avons récoltés 3 000 pounds que  avons envoyé aux frères Villas-Bôas, qui soutenaient des indiens sur place.<o:p></o:p>

    Ils ont ainsi pu financer une campagne de vaccination pour toutes les tribus du Chili. Ce moment  fût une révélation pour moi : nous pouvions entreprendre des actions sans violence, sans armes, par des moyens de paix. Ainsi débuta le travail de partenariat avec Raoni, pour l’aider à comprendre comment travailler avec notre monde sans l’affronter.<o:p></o:p>

    Il a réussi à rassembler toutes les tribus du Xingu. Il est le chef, à l’heure actuelle, le plus respecté. Il a intronisé, il y a quelques mois BEMODO devant 800 indiens pour devenir son successeur.

    300870_10150332521749605_687139604_7896886_143641907_n
    BEMODO

    Aujourd’hui, son dernier grand projet depuis 35 ans auquel je me suis associé, prend forme avec cette immense réserve Amazonienne de la taille de la Floride (180 000 Km2)<o:p></o:p>

    Mon équipe et moi-même sommes tous volontaires, nous avons tous nos vies personnelles en dehors de ce bénévolat. <o:p></o:p>

    Notre erreur, cependant, c’est que nous n’avons pas tracé les frontières sur une partie du fleuve puisqu’il était lui-même une délimitation de la réserve. C’est donc une porte ouverte pour les invasions indélicates.<o:p></o:p>

    La police fédérale leur dit que ce sont des zones inconstructibles, et qu’il faut absolument  borner cette partie le plus vite possible, car elle n’a pas les effectifs nécessaires pour surveiller ce territoire.<o:p></o:p>

    Quand je suis retournée voir Raoni, il m’a demandé de monter une campagne en ce sens. C’est la 5ème fois qu’il vient en Europe. En 1989 nous avons délimité cet immense territoire, avec le chanteur Sting et réussi à récolter 3 millions de dollars pour cette action aujourd’hui aboutie, officialisée par décret présidentiel et signé par le président du Brésil de l’époque. Maintenant, nous devons installer un coupe feu de 8 mètres de large sur environ 120 kms de long. Raoni avec ses guerriers tentent de repousser toute intrusion, demandant l’aide de la police. Nous projetions de construire un institut qui pourrait pérenniser toute la zone. Le président Chirac avait financé l’étude de faisabilité en 2001, mais malheureusement, à cette époque (septembre 2001), le monde entier s’est détourné de l’Amazonie et ce projet n’a jamais abouti.<o:p></o:p>

    Nous voulons en avril 2012 délimiter cet axe avec 4 équipes constituées de guerriers de toutes les tribus de ce secteur sur 4 zones différentes. Nous aurons besoin de 5 tracteurs que nous louerons, pour ouvrir cette piste, et poser ensuite les bornes à espaces réguliers, avec des panneaux dissuasifs « Interdit d’entrer sous peine de poursuite, article de la constitution….. ». <o:p></o:p>

    Nous planterons aussi des millions de pousses de bambous, grâce au soutien de notre ami Jacques Rocher de la fondation Yves Rocher. Ainsi cette muraille protègera le bassin fluvial du Xingu, abritant une biodiversité absolument exceptionnelle, le cimetière des ancêtres de Raoni, complétant ainsi le chaînon manquant de cet immense projet de sa vie.<o:p></o:p>

    J’aimerais maintenant vous parler de notre association créée en 1989. Quatre de ses présidents successifs sont réunis ce soir. Nous sommes toujours restés amis. Patrick Mahé, directeur à l’époque de Paris Match, a été notre maître à penser.

    dsc01705

    C’est lui qui a lancé la campagne de 89 et médiatisé le projet pour séduire le grand public.  Nous avions reçu des milliers de lettres d’enfants qui avaient tous envoyés 5 francs. Nous avons tenu à tous les remercier personnellement. <o:p></o:p>

    Notre association a bâti sa crédibilité sur deux axes. Sa comptabilité transparente : nos comptes sont disponibles. Des dons sont versés chaque année pour son fonctionnement. Nous prêtons nos salons, nos chambres, les indiens dorment chez les uns et les autres…. Nos frais sont réduits autant que faire ce peut. Chaque euro économisé nous permet d’organiser les déplacements de Raoni, de conserver sa confiance et celle de son peuple.<o:p></o:p>

    Le deuxième point, c’est que nous négocions pour la paix. Nous tentons de régler les problèmes avec diplomatie, nous jouons les médiateurs avec les différentes parties et rien n’est facile  quand il faut jongler avec les intérêts de chacun, mais nous parvenons à avancer positivement. Nous aimons nous associer avec des entreprises comme Aviva assurances vies, qui font beaucoup pour l’environnement et nous ont aidé jusqu’à présent. Nous ne faisons pas de manifestation devant des ambassades par exemple. Il y a d’autres organisations qui surfent très bien sur ce crédo et qui font un travail remarquable et essentiel pour la protection de la forêt. Nous en tirons nous aussi les dividendes dans nos échanges avec les brésiliens. Nous voulons garder la confiance que les entreprises nous accordent car l’objectif et le nerf de la guerre, reste de trouver des fonds, c’est un constat. Après, certains s’engagent dans des combats plus radicaux, c’est un choix, mais il n’est pas le nôtre, ce qui ne nous empêche pas de les soutenir et de les respecter. Chacun apporte sa pierre à l’édifice

    Merci

     <o:p></o:p>

              

    CONCLUSION<o:p></o:p>

    Aucun mot ne peut transcrire ce qu’on ressent en présence de Raoni.  Ses mots ont ému chacun d’entre nous. Merci à lui de porter en avant ces valeurs d’authenticité, je suis heureuse qu’il existe encore sur terre des personnes comme lui…puisse la Terre en porter de nombreux afin d’arrêter la folie « humaine ».

    <o:p></o:p>
     

    <o:p> </o:p>

    dsc01711

     

     

     

     

    REPORTAGE DE Le 26 juin 2011 prayer's day dans la Sarthe Le 26 juin 2011 prayer's day dans la Sarthe
     

      
    http://www.paris.fr/accueil/actualites-municipales/raoni-metuktire-devient-le-douzieme-citoyen-d-honneur-de-la-ville-de-paris/rub_9656_actu_106390_port_23785

    Raoni Metuktire, citoyen d’honneur de la Ville
    le 27 septembre 2011

    crédits : Sophie Robichon / Mairie de Paris
     

    Raoni Metuktire, représentant et défenseur emblématique de la culture indigène et de la forêt amazonienne a reçu, ce mardi 27 septembre, le diplôme de citoyen d’honneur de la Ville de Paris.

    Raoni Metuktire est donc le 12e citoyen d’honneur de la Ville de Paris et le premier récipiendaire défenseur de l’environnement et du patrimoine culturel mondial.

    Né au cœur de la partie brésilienne de la forêt amazonienne, au sein du peuple indien nomade Kayapos, Raoni est célèbre pour le combat qu’il mène depuis plus de quarante ans dans le monde entier pour la préservation de l’identité et des richesses de l’immense Amazonie. Internationalement médiatisé dès 1987 après une rencontre avec le chanteur Sting qui relaie fortement son message, le grand public est rapidement touché par ce porte-parole de l’Amazonie, qui parcourt le monde et part à la rencontre des populations. Raoni devient une icône, facilement reconnaissable grâce à sa couronne de plumes jaunes et son célèbre labret, un disque de bois peint qu’il porte sous la lèvre inférieure.

    Depuis quelques années, Raoni se bat contre le projet contesté de la construction au Brésil sur 6 km du barrage de Belo Monte, qui devrait produire une très grande quantité d’énergie hydroélectrique (il serait le troisième barrage le plus puissant au monde), mais qui menacerait fortement les populations autochtones et pourrait avoir un impact désastreux sur l’environnement.

    Raoni a donc reçu des mains de Bertrand Delanoë ce mardi 27 septembre le diplôme de citoyen d’honneur de la Ville de Paris, décision prise au préalable à l’unanimité lors de la séance du Conseil de Paris des 11 et 12 juillet derniers. 12e citoyen d’honneur, Raoni rejoint les rangs de ceux qui oeuvrent ou ont œuvré à l’échelle mondiale pour le respect des droits de l’homme, de l’environnement et des libertés fondamentales.

     

     

     

    <script type="text/javascript"> var _gaq = _gaq || []; _gaq.push(['_setAccount', 'UA-26978668-1']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })(); </script>

  • Commentaires

    1
    Grey owl
    Samedi 15 Octobre 2011 à 22:45
    Un bémol sur ce dîner de bienfaisance : regrettable que la disposition des invités se fasse en fonction de l'importance des dons. Ceux qui donnent le plus ont le privilège d'être à la table du chef, les autres sont cantonnées dans les salles avoisinantes....pour autant un don de 100 euros reste une somme importante pour un citoyen lambda ou une petite association...chacun ne dispose peut être pas des mêmes moyens, mais donne avec son coeur, dommage d'établir une hiérarchie entre les donateurs. Impression étrange également quand il faut presque s'excuser de vouloir une photo de Raoni...je ne pense pas que cela soit abuser de sa gentillesse que de formuler cette demande. A titre personnel, si j'ai grand respect pour le travail de cette association, je soulignerais que celui que mènent certaines autres dîtes plus "radicales", profite grandement à la cause de toutes pour le bienfait , à la fois de l'Amazonie et de ses peuples premiers. Merci à Raoni de nous délivrer son message et de tenter de nous ouvrir les yeux à nous autres occidentaux, aveugles de notre propre cupidité !
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :