• L'institut Raoni : un projet pilote

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    L'institut Raoni : un projet pilote

    La naissance du projet

    La naissance du projet

    Connu pour son engagement en faveur de la préservation de la forêt amazonienne qui l'a vu naître, le chef kayapo Raoni Metuktire souhaite, afin que son combat et son message ne soient jamais oubliés et qu’ils inspirent les jeunes générations et celles à venir, voir réaliser aux limites de la réserve Kayapo le projet d'un institut à qui l’on donnera son nom.

    Située sur les États du Mato Grosso et du Pará au Brésil, la réserve kayapo a été délimitée et officialisée en 1993 par un décret présidentiel. Cette réserve forme, avec le parc national du Xingu, la réserve de Gorotire et de Panará, un ensemble de 195.000km² qui constitue la plus grande réserve des forêts tropicales de la planète. Sa surface correspond à l’État de Floride ou encore au tiers de la France.

    Cette zone est habitée par une population d’environ 10 000 indiens, de 16 tribus autochtones différentes, réparties dans 20 villages qui, pour la plupart, ont été confrontés à notre civilisation à partir des années 1950. Ces populations indigènes font aujourd'hui face à un défi : assurer la préservation de leur culture et de leur environnement alors que la pression exercée par les enjeux économiques de la région s’accentue. Ainsi, malgré la démarcation officielle, leur territoire est-il de plus en plus menacé par des entreprises forestières, minières, d’agro business et les projets de barrages.

    Le chef Raoni est également très préoccupé par les territoires de la zone de Kapot Nhinore, terre de ses ancêtres, qui n’ont toujours pas été rattachés aux zones protégées, malgré plus de 20 ans de démarches auprès du gouvernement brésilien. La colonisation de cette zone ayant déjà commencé, il souhaite que soit réalisée de toute urgence sa démarcation, ceci pour juguler les invasions et la déforestation.

    Les objectifs de l’Institut

    Les objectifs de l’Institut

    Au-delà des démarcations effectuées ou à venir, il est nécessaire de prendre des mesures pour assurer la pérennité de la protection des zones de forêt menacées situées dans la zone que doit protéger l'Institut Raoni. C’est pourquoi le Chef Raoni a souhaité sa création en bordure des terres indiennes, à la frontière du haut et du bas Xingu.

    L’Institut Raoni aura pour mission d’offrir aux Indiens les moyens de préserver leur forêt et leur culture, mais également de surmonter les difficultés qu’ils rencontrent dans le domaine de la santé et de l’éducation, ces objectifs étant intimement liés.

    Centre multifonctionnel, il sera constitué à terme de trois pôles inter-dépendants (surveillance et communication, administration ; éducation, préservation de la culture autochtone, santé ; recherche, hébergement), répartis dans trois tours rondes en bois à quatre niveaux et douze satellites d’un niveau, le tout construit sur pilotis et relié par des passerelles couvertes.

    L’Institut Raoni intégrera les technologies les plus récentes et sera réalisé selon des critères très stricts en matière de respect de l’environnement et de développement durable. Projet pilote, il aura aussi pour vocation de servir de modèle à d’autres peuples autochtones et environnements menacés de la planète.

    Le financement et la réalisation de l'Institut Raoni sera divisé en trois phases successives. L’ensemble du projet sera réalisé avec le concours d’une ONG brésilienne.

    La surveillance de la forêt

    La surveillance de la forêt est la mission première de l’Institut. Celui-ci disposera de moyens à la fois simples et performants pour la mener à bien.

    1. Moyens fixes, la tour de contrôle
      Le centre de contrôle, situé dans la tour 2, comprendra le bureau de planning des missions de surveillance, la centrale téléphonique, radio (communications avec les équipes au sol et en vol), informatique et les moyens d’alerte (reliés au dispositif gouvernemental).
    2. Structures mobiles
      Les moyens à disposition doivent permettre aux équipes de surveillance de se rendre en tout point de la réserve en moins de vingt-quatre heures, par voies terrestre, fluviale ou aérienne.

    Moyens de transport :

    • deux bateaux type régional à deux niveaux ;
    • quatre barques à moteur 25H. P;
    • un canot rapide ;
    • deux camions:
    • trois jeeps;
    • trois ULM ;
    • un avion type Skylander SK-105.

    La protection des Indiens

    L’Institut renforcera la couverture des besoins essentiels des populations de la réserve en matière d’éducation et de santé. Son rôle, y compris dans le domaine économique, sera déterminant pour la préservation et la transmission des éléments fondamentaux de la culture indigène.

    1. Le centre de formation éducative et culturelle
    Ce centre offrira aux Indiens une formation adaptée à leurs besoins et leur fournira une capacité de diffusion culturelle.

    En ce qui concerne l’enseignement délivré aux jeunes générations,

    • l’Institut apportera son concours au développement du cycle primaire dans les villages, dans leur langue native avec des classes de portugais ;
    • il assurera, en son sein, le cycle secondaire et le recueil du savoir des anciens (remèdes des guérisseurs, connaissances de la forêt, traditions et rituels);
    • il assurera également la formation à différents métiers techniques (menuiserie, électricité, plomberie, etc.).

    Le centre aura également pour vocation de renforcer la transmission de la culture indienne ancestrale, au moyen de:

    • une bibliothèque générale ;
    • une salle de conférence pour les réunions, expositions et projections vidéo ;
    • une salle équipée d’ordinateurs pour assurer, outre la logistique de 1’Institut, la maintenance d’un site web afin de transmettre les publications de l’Institut sur Internet, de diffuser des informations sur les forêts tropicales et les peuples autochtones, d’établir des relations avec d’autres ONG et de permettre aux Indiens de vendre en direct les produits de leur artisanat et de la forêt. Une équipe de techniciens assurera la formation d’opérateurs indiens;
    • à terme, un studio audiovisuel qui assurera la diffusion de programmes musicaux et culturels destinés aux Indiens.

    Le centre sera situé dans la tour 2, selon les dispositions suivantes:

    • niveau 1: réfectoire, salle de jeux, salle de classe;
    • niveau 2: salles de classe, salle de conférence, salle d’étude;
    • niveau 3 : bibliothèque, vidéothèque, montage vidéo, informatique,
    • studio d’enregistrement;
    • niveau 4: tour de contrôle (surveillance des territoires).

    La formation aux métiers techniques sera assurée dans deux satellites équipés en conséquence.

    2. Le dispensaire
    Le dispensaire permettra de faire face à la plupart des nécessités médicales. Il assurera également le développement et la maintenance d’un poste de santé par village ainsi que la formation d’infirmiers indiens. 

    Il sera situé dans la tour 1, selon la disposition suivante:
    niveaux 1 et 2: réfectoire, salle d’urgence, d’examen, cabinet dentaire, cabinet de radiologie, poste opératoire, radiographie, laboratoire;
    niveau 3: dix-huit chambres de 20 m2 environ avec deux lits;
    niveau 4: salles de repos, réserve de pharmacie et bureaux du personnel hospitalier. 

    Un satellite abritera le pavillon des maladies infectieuses, un second la clinique vétérinaire. Ils seront reliés au centre par des passerelles couvertes (distance approximative de 25 mètres).

    3. Le centre de recherche
    Regroupant chercheurs et scientifiques, ce centre aura pour vocation d’identifier et de développer des ressources économiques renouvelables, issues des produits de la forêt. Il contribuera donc à permettre aux Indiens de subvenir à leurs besoins tout en protégeant leur patrimoine.
    Deux satellites seront consacrés à la recherche d’alternatives économiques. 

    4. Le village indien
    Proche de l’Institut, le village indien aura pour fonction l’hébergement des Indiens (étudiants, accompagnateurs des malades, employés indiens de l’Institut).
    Ce village construit de manière traditionnelle avec des huttes en cercle autour de la clairière constituera aussi un lieu pour les cérémonies et les rituels.
    Dans les environs du village, les jardiniers indiens entretiendront les plantations de manioc, patates douces, fruits et légumes indispensables au fonctionnement de l’Institut. 

    Administration générale/Accueil des visiteurs
    Le centre d’accueil et d’administration sera situé dans la tour 3, il comportera un certain nombre de logements destinés aux administrateurs, scientifiques, chercheurs, médecins, bénévoles et aux visiteurs de marque (donateurs, sponsors, personnalités).
    Il se présentera selon la disposition suivante:
    niveau 1 : réception générale de l’Institut, cuisine centrale, salle de réunion ;
    niveau 2 : restaurant, administration générale, comptabilité, secrétariat de direction;
    niveau 3: seize chambres;
    niveau 4: appartements des administrateurs permanents.
    Douze suites pour les visiteurs de marque seront localisées dans les quatre satellites reliés à la tour 3. 

    Moyens généraux
    L’eau
    Eau potable: deux puits artésiens (40 mètres), sans produits, pompes, caisses d’eau.
    Eaux usées : une fosse septique (4 x 3 m) par tour à 50 mètres de distance, légère inclinaison, canalisations de 150 mm en plastique, entretien facile.
    Ordures : séparation, recyclage, compost, incinération
    Énergie : panneaux solaires, éoliens et tout autre technologie permettant une autosuffisance énergétique, générateurs d’appoint de 80 KVA, cons. : 8 litres/heure.

    Les constructions
    Trois tours rondes de quatre niveaux, construites sur pilotis, reliées entre elles par des passerelles couvertes.
    Surface habitable: 2000 m2. Rayon: 13 mètres
    500 m2 par niveau. Hauteur: 18 mètres
    Quatre-vingts piliers par tour.
    Distance entre les tours: 100 mètres environ

    Douze satellites sur pilotis reliés aux tours par des passerelles
    couvertes Surface habitable: 110 m2. Rayon: 6 mètres Hauteur : 5 mètres. Vingt piliers par tour.

    Les raisons du choix de ce type de construction
    Nous avons pu observer que des constructions de ce type montrent peu de signes de fatigue après quinze ans d’activité permanente et que le coût de leur entretien reste modeste.

    • Un bon isolement du sol grâce aux pilotis offre un environnement plus sain, plus sûr et une meilleure protection en cas de crue ou durant la saison des pluies.
    • Ce type de construction permet d’utiliser le bois disponible sur place.
    • Un coût de construction est très inférieur aux coûts de construction en béton.
    • Une parfaite harmonie esthétique avec l’environnement. Les tours se fondent dans la forêt, les passerelles permettent de se déplacer de l’une à l’autre en toute sécurité et sans avoir à dégager et à déboiser la zone.
    • Une meilleure vision générale de la canopée et une meilleure aération aux étages supérieurs qui seront aussi élevés que la cime des arbres environnants.
    • Une centralisation plus efficace et donc moins coûteuse des services : plomberie, évacuation des eaux usées, énergie électrique, etc.
    • Une autosuffisance de chaque tour.

    Matériaux de construction

    • Bois akarikwara et itauba : ces bois extrêmement résistants ne nécessitent aucun entretien et sont abondants dans la région. D’autres matériaux locaux seront privilégiés.
    • Canalisations plastiques, tôles ondulées, moustiquaires en fibre plastique.
    • Toitures: cobervenca résistantes aux UV, champignons et bactéries. Installation facile, rapide et économique. Imperméabilité totale.

    Le chantier
    Coût de construction
    Tours (matériaux, main-d’oeuvre, installation hydraulique électrique comprise) : environ 200 euros au mètre carré, hors mobilier, équipements hospitaliers, informatiques, communications et décoration.
    Satellites à un niveau: 260 euros au mètre carré, tout compris.

    Durée du chantier
    Huit mois à douze mois par tour (passerelles et satellites compris) avec une équipe de quatorze menuisiers non indiens et une trentaine d’Indiens représentatifs des différents villages impliqués et choisis par les caciques.

    Les budgets et cahiers des charges sont mis à jour et disponibles sur simple demande.

    Plan des tours

    tour1

    tour2

    © Jean Christophe Dubois Architecte dplg Master degree, Georgia Tech.

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