• Journée Internationale de Solidarité des Peuples Indiens des Amériques - 13 octobre 2007

    <script language="JavaScript" src="http://www.traducteurenligne.net/traducteurgr/flags.js"></script>

    Journée Internationale de Solidarité
    Des Peuples Indiens
    Des Amériques

    csia_logo-20x20_72

    Organisée par le CSIA

    Le 13 octobre 2007


    1- Henry RED CLOUD (Lakota), 2 - José MORALES (représentant Mayas)
    3 - Bobby CASTILLO (Apache - Chicano) 4 - Fabien Le BONNIEC,
    5 - Ana MILLALEO (Mapuche - Chili), 6 - Nestor VEGA

    " L’inaction est une trahison "

    " Il y a pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles "

    Toute la journée sera rythmée par les différentes projections de films, et les interventions des membres des premières nations, sans oublier les différents passages aux stands, les petites pauses restauration et le café (Mut Vitz – un café " rebelle et zapatiste " ), pour être tout de suite dans l’ambiance ! 

    Je tenais à vous faire partager une réflexion, avant de vous parler de tout ce que j’ai pû retenir de cette soirée très bien organisée comme toujours. Au fil des interventions et des documentaires, j’ai remarqué que la situation des autochtones d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale est une véritable catastrophe, la presse n’en fait jamais allusion. On perpétue encore des massacres, les viols ne sont pas rares, sans parler des cautionnements des pillages afin de confisquer leurs terres ….au 21ème siècle, ce genre d’exactions existe encore ! On médiatise souvent l’Afrique, à juste titre, mais quid des génocides du Guatemala ou du Venezuela…..aujourd’hui, en entendez vous parler ? ? ? ? ? moi, NON.

    Alors, sans plus attendre, partons pour un long voyage ! !

    Icone AmérindienIcone AmérindienIcone AmérindienIcone Amérindien

    Mexique

    Présentation des "Rencontres des peuples indiens des Amériques"
    organisée au Sonora par la nation Yaqui, le Congrès National Indigène et l'EZLN.


    victor (Mexique), Sylvain Duez-Alesandrini (vice-président-CSIA)


    1 - Bobby CASTILLO (Apache-Chicano), Sylvain Duez-Alesandrini (vice-président - CSIA)

    Un mouvement et un plan de lutte nationale anti-capitaliste sont à l’ordre du jour. Sur tout le territoire Mexicain, des réunions s’organisent pour ouvrir un autre chemin.

    Ces rencontres ne sont pas là pour essayer de se fondre et de se regrouper en un seul mouvement, mais bien pour s’entraider, faire cohésion, prendre conscience de l’intérêt, voire l’obligation, de la lutte, avec l’appui, cependant, des autres communautés, pour construire un autre monde dans le respect et la préservation de l’environnement.

    Le sous commandant Marcos se rend dans les différentes communautés afin de réveiller les populations.

    " …cela doit servir à se rencontrer, écouter et construire un mouvement qui permette d’installer des forums d’adhésion afin que toutes les organisations, tous les groupes et individus puissent exposer leurs points de vue et leurs revendications. Nous devons construire une cause commune dans laquelle chacun doit pouvoir se reconnaître…" (S-Commandant Marcos)

    Icone AmérindienSur la Rencontre des peuples indiens d’Amérique et sur la deuxième étape de l’Autre Campagne dans le centre et le sud du Mexique. Communiqué du CCRI-CG de l’EZLNjeudi 20 septembre 2007. http://cspcl.ouvaton.org/article.php3?id_article=510

    Notre terre est riche en minerais et en bois…. Nous voulons la récupérer car c’est celle de nos ancêtres, et non pour le profit. Nous voulons une amélioration des conditions de vie des paysans indiens, alors que nous subissons des menaces et des intimidations…

    Diviser pour mieux régner : l’état construit des routes pour séparer les communautés. Tous les " indigènes " du monde souffrent de la même manière. Il y a une guerre contre le capitalisme.

    Question : On a l’impression que votre lutte passe plus par les armes que ceux des amérindiens d’Amérique du Nord qui s’entourent d’avocats et on un mouvement plus pacifiste.

    Je ne pense pas. Il faut se rappeler de Wounded Knee en 1973, de la crise d’Oka en 90 où la warrior society a fait plier le gouvernement canadien sur une stratégie militaire….

    C’est une lutte politique, mais si nous avons pris les armes, c’est pour nous défendre contre les paramilitaires qui tuent dans les communautés. Ils ont tout pouvoir et ne sont jamais inquiétés.

    Nous n’avons pas utilisé les armes depuis 1994, nous sommes des soldats par nécessité, pour qu’à l ‘avenir, nous ne soyons plus obligés d’en arriver à cette extrémité. C’est un processus qui doit déboucher sur d’autres solutions, une alternative au capitalisme pour que les peuples puissent reprendre leurs droits

    Journée Internationale de Solidarité des Peuples Indiens des Amériques - 13 octobre 2007Journée Internationale de Solidarité des Peuples Indiens des Amériques - 13 octobre 2007Journée Internationale de Solidarité des Peuples Indiens des Amériques - 13 octobre 2007Journée Internationale de Solidarité des Peuples Indiens des Amériques - 13 octobre 2007
    Venezuela

    Ahiry Gonzalez (Wayùu ou Guarijo du Venezuela) évoquera le combat de son peuple contre l'exploitation du charbon et l'invasion de ses terres, en dénoncant les assassinats dont sa communauté est victime.

    Ahiry GONZALEZ (Wayùu ou Guarijo du Venezuela) et ESTEBAN 

    Tout le monde pense qu’il y a un " socialisme " au Venezuela, ce qui est faux. 

    En 2001, il y avait 534 816 indigènes et 48 municipalités.

    A cause de l’exploitation du charbon, on brûle nos maisons, nous sommes menacés, déportés….

    Pour récupérer un port naturel, le gouvernement et les multinationales payent les paramilitaires pour faire le " ménage ". Pour être sûr que les indiens ne reviennent pas, et s’en aillent du secteur, ils ont massacré 20 personnes à la tronçonneuse.

    Les femmes et les enfants dans notre culture sont sacrés.

    Je suis allée receuillir des témoignages de jeunes qui ont dénoncé ce massacre, mais le gouvernement préfère nier la réalité.

    150 Km de la mine au port, 2 fois par jour, 3 trains de 88 wagons, 10000 à 15000 tonnes de charbon, tout le long de la route est militarisé. Il y a eu 25 millions de Tonnes de Charbon de plus que l’an passé.

    70 000 hectares étaient occupés par les wayùu, maintenant il ne reste que 35 000 hectares.

    Nous sommes là pour défendre ce que nous ont légué nos ancêtres. Nous sommes encore sous la colonisation. On nous tue pour s’approprier nos terres, la détruire ou la donner aux étrangers.

    Nous avons le soutien des associations d’autres pays, nous n’avons pas de moyens, et sans elles, nous ne serions pas ici. Ainsi, nous pouvons élever notre voix et dénoncer la barbarie. Il faut nous aider à crier notre désespoir et informer sur ce qui se passe au Venezuela.

    Y a t il eu des aides ou des sanctions pour le massacre ?

    Très peu d’aide, voire pas du tout.

    Il y a une double politique de la part du président Chaves.

    La droite est payé par la CIA.

    Avez vous des représentants au niveau du gouvernement ?

    Nous avons des députés mais ils ne sont que représentatifs, ils travaillent pour le gouvernement et ne représentent pas leurs communautés. Ils ne sont là que par intérêt mercantile, ils ne soutiennent pas les indigènes.

    Il existe un collectif avec les écologistes, des informations dans la presse, mais ils reçoivent des menaces, les ethnologues ne sont pas non plus épargnés. Toutes les personnes qui travaillent avec nous, sont fichées.

    Nous contestons la journée de célébration du 12 octobre.

    Nous dénonçons l’invasion de l’Etat chilien sur nos territoires ancestraux, nous souffrons de persécutions et nos droits fondamentaux sont bafoués. L’ Etat fait passer les Machupe pour des criminels, des terroristes. Plus de 65% de nos frères vivent en milieu urbain. Des lois " spéciales " ont été votées pour nous exproprier. On a effacé notre passé, on vole notre présent, on veut aussi nous refuser notre avenir, on dénie nos racines, notre culture à travers l’éducation, c’est pourquoi nous descendons dans la rue pour revendiquer nos droits.

    Nous entamons des grèves de la faim en prison, malgré çà, nous sommes ignorés de la Présidente (Chili), les promesses ne sont pas tenues, nous voulons une reconnaissance, et que vous diffusiez notre message à travers l’information.

    Nous avons résisté pendant des siècles et nous continuerons à le faire pour revendiquer nos droits fondamentaux.

    http://acultura.org


    Icone AmérindienIcone AmérindienIcone AmérindienIcone Amérindien

    Guatemala
     
    José MORALES
    représentant Maya

    Nous sommes inquiets de ce que l’avenir nous réserve, suite aux élections au Guatemala.

    D’un côté, nous avons un industriel de textile centre gauche et de l’autre un général qui a participé au massacre de 268 indigènes perpétré par l’armée en 1982

    La gauche et la droite ne signifie rien pour nous.

    Evidemment le marché de la guerre est rentable pour certains pays comme les USA, Israël, la France, la Belgique, le Canada …les producteurs d’armes. La CIA arme les guérilleros, tout est profit.

    Si vous allez dans les petits villages, vous verrez la pauvreté, mais ils ont la radio, la télé, les téléphones portables…..

    Le fléau qui gagne du terrain, est celui de la drogue en provenance de Colombie, mais également le banditisme, les sectes en prolifération qui viennent des USA. Les mines anti personnel en provenance du Canada, prolifèrent dans notre pays. Il y a 6000 morts par an (assassinats), les promesses de voix politiques sont achetées à coups de dollars !

    C’est une situation horrible pour nous. Les sociologues francophones affirment que les problèmes sont d’ordre ethnique, que les Mayas sont des renégats. Il faut arrêter d’imaginer : IL N’Y A PAS DE CONFLIT MAYAS.

    Il ne faut pas oublier les prédictions de nos anciens, que nous tomberons dans la disgrâce, la maladie, qu’il y aurait des catastrophes naturelles en masse…..

    Evo MORALES, président de Bolivie, a réussi à négocier avec les firmes pétrolières et obtenu 83% des bénéfices pour le peuple et 17% pour les exploiteurs.

    QUEL FUTUR POUR NOUS ?

    Nous vous demandons de porter notre voix au niveau international, d’avertir, d’informer la communauté étrangère, pour l’avenir de notre peuple ! !

     

    Icone AmérindienIcone AmérindienIcone AmérindienIcone Amérindien

    Bobby CASTILLO
    (Apache-Chicano)

    J’étais membre de l’AIM, je n’y suis plus pour raisons personnelles. J’ai passé 14 ans en prison, 5 ans comme codétenu de Léonard PELTIER , et je fûs son porte parole.

    Je suis venu vous parler de ce que sont les prisons et de ce qui s’y passe, surtout celles qui sont privées, de leur inhumanité. On laisse les enfants des parents incarcérés, dans des cellules. Ils naissent en prison, sont élevés à l'écart jusqu’à l’âge de 5 ans, et "vivent" ensuite l'emprisonnement avec leurs parents.

    Il y a de nombreuses plaintes pour violence, pour viol sur des enfants, mais aucune sanction.

    Tout est source de profit…….l’incarcération représente une main d’œuvre à bon marché pour des entreprises qui bénéficient du système d’exploitation pour produire encore plus, et ce depuis longtemps, avec la bénédiction de l’administration pénitentiaire complice !

    Rappellez-vous aussi tout ce qui a pu se passer avec les pensionnats.

    Nous allons évoquer le cas d’Eddie HATCHER 44 ans, INDIEN TUSCARORA, Pasquotank Correctional Institution Prisonnier Politique- Incarcéré à vie

    Afin d’être plus clair, j’ai préféré prendre des extraits du dossier pour le départ de l’affaire sur le site du CSIA, donc pour plus d’infos, veuillez consulter le lien suivant : http://www.csia-nitassinan.org/eddie_hatcher_affaire.htm

    " …. En effet, Eddie Hatcher est connu mondialement depuis le 1er février 1988, jour où il occupe les bureaux du journal "The Robesonian" à Lumberton, Caroline du Nord, avec l'intention d'alerter l'opinion publique sur la corruption dans le Comté de Robeson. Eddie demande que le gouvernement enquête sur l'implication des hauts fonctionnaires locaux et fédéraux dans des trafics de drogue importants, sur deux douzaines de meurtres non élucidés dont les victimes sont principalement des Amérindiens et des Africains-Américains, sur le fonctionnement du système judiciaire local et sur la mort suspecte d'un jeune Africain-Américain dans la prison du Comté de Robeson.
    L'occupation des bureaux et du journal se termine pacifiquement. Eddie devient alors la première personne poursuivie par le gouvernement fédéral au nom de la loi anti-terroriste de 1984. Pendant la période entre son arrestation et son jugement, sept témoins pressentis pour soutenir les accusations portées par Eddie concernant le trafic de drogue par des éléments du gouvernement sont assassinés ou meurent dans des circonstances suspectes…

    Après un procès qui dure trois semaines, au cours duquel le juge force Eddie à présenter sa défense lui-même, le jury déclare Eddie non coupable de tous les chefs d'accusation et justifié dans ses actions. Six semaines plus tard, Eddie est accusé de nouveau par l'Etat de Caroline du Nord pour les mêmes charges dont il avait été acquitté par la Cour fédérale. Ses avocats sont expulsés du tribunal par le juge et Eddie est encore contraint de présenter sa défense lui-même.
    Le 14 février 1990, Eddie est condamné à 18 ans d'emprisonnement, avec possibilité de mise en liberté sur parole en 1992. Comme il est toujours en prison en 1993, le conseil national des Eglises reconnaît Eddie Hatcher comme prisonnier politique. Avec Amnesty International, des personnalités éminentes comprenant des sénateurs, des membres du Congrès et des stars du cinéma réclament la libération d'Eddie.
    Eddie passe 7 ans en prison dont il ne sort que le 3 mai 1995 après qu'on lui ait refusé six fois la libération sur parole et révélé qu'il est atteint du sida pour lequel la prison lui refuse tout traitement médical. Il est alors maintenu en liberté conditionnelle pendant encore deux ans, jusqu'en 1997.
    En 1998, après avoir purgé sa liberté sur parole, Eddie revient au Comté de Robeson et, de nouveau, devient très actif sur le plan politique local. Il crée le "Centre Hatcher pour les Droits de l'Homme" pour défendre les droits des gens de couleur, des Amérindiens et des homosexuels, les prisonniers politiques et pour la lutte contre le sida. Il envisage même d'intégrer l'administration municipale.

    (texte du CSIA) "

    Pour information, Eddie lors de son incarcération, a été poignardé à plusieurs reprises par un détenu qui avait un contrat sur lui. Il a été transféré, transfusé dans le quartier des détenus atteints du sida et contracté le virus.

    Il y eut une deuxième affaire après sa libération, pour le meurtre présumé de McMillan, Eddie représentait le coupable parfait….

    " Le mobile
    L'accusation n'a pu établir de mobile reliant Eddie avec le meurtre. En fait, Eddie est un ami de McMillan et ils ne se sont jamais disputés. "Il n'y avait pas de problème entre nous" affirme Eddie. La mère de Brian elle-même, déclare qu'elle est convaincue qu'Eddie n'a pas tué son fils.
    Eddie Hatcher est la seule personne que l'Etat de Caroline du Nord a accusé (ou même soupçonné) du meurtre de Brian McMillan. Ainsi, d'après les "preuves" de l'Etat, Eddie Hatcher conduisait une fourgonnette à cinq vitesses, sur une route de campagne, dans l'obscurité, et tiré en même temps avec deux armes sur une maison située à plus de 60 mètres de son véhicules en mouvement et atteint son ami à la tête dans ces conditions..... On a tiré sur Eddie en novembre 1998 et il a perdu l'usage permanent de son bras droit. Dans ces conditions, comment aurait-il pu réaliser l'exploit de manier deux armes à la fois, dont une extrêmement lourde et puissante?
    L'accusation s'appuie aussi sur la description par un témoin du véhicule d'où furent tirés les coups de feu qui ne correspond pas à celui d'Eddie.

    Durant l'été 2000, deux nouveaux témoins se sont fait connaître. Une femme déclare qu'elle avait été témoin de la fusillade qui a coûté la vie à McMillan et que la police a refusé plusieurs fois d'enregistrer son témoignage. Un autre témoin déclare que le jour de l'arrestation d'Eddie, il était en prison et qu'on l'a menacé de l'accuser du meurtre et qu'il passerait le reste de sa vie derrière les barreaux s'il ne désignait pas Eddie Hatcher comme étant l'assassin….(texte du CSIA)

    Ce que je peux dire, c’est qu’Eddie est un " surhomme " , probablement un des tireurs les plus rapides que je connaisse.

    J’ai voulu parler d’Eddie ce soir parce que personne n’en parle. Il ne faut pas oublier tous nos frère et sœurs incarcérés aujourd’hui. La notoriété de Léonard PELTIER, me permet de pouvoir parler également des autres prisonniers.

     

    Icone AmérindienIcone Amérindien Icone AmérindienIcone Amérindien

    Dakota – Pine Ridge
    Henry RED CLOUD – Lakota


    Edith (présidente du CSIA), Henry RED CLOUD (Lakota)
    José MORALES (représentant Mayas)

    J’apporte mes salutations à tous du fond de mon cœur et je suis là ici, ce soir avec un nouveau projet. C’est un honneur d’être parmi vous, et avec ceux qui sont là avec dans un esprit de partage, de respect et nous unit les uns aux autres.

    Il y a 2 ans, CNN est venu sur la réserve, voir notre action concernant le programme d’énergie renouvelable pour les terres tribales.

    Nous allons chez nos frère Arapaho, et toutes les nations, celles qui constituent les 7 feux sacrés, afin de les aider dans la réalisation de projets similaires.

    " Programme de Trees, Water & People 

    Cet organisme est engagé dans le développement de moyens de préservation durables au sein des communautés. C’est une organisation a but non lucratif basé à Fort Collins qui travaille en partenariat avec les Lakotas depuis 5 ans, les introduisant à l’énergie renouvelable qui réduit considérablement leurs factures et améliore leurs conditions de vie. Richard FOX est le directeur national de TWP et a coordonné une collaboration pour planter des arbres pour qu’ils agissent comme des brises vent pour plus de 185 familles, a installé un système de démonstration solaire électrique et un système de turbine à vent et avec l’aide des chefs Lakota ont géré 22 ateliers à énergie renouvelable. Peut être le plus grand impact de TWP a été de travailler avec les Lakota pour installer plus de 150 chauffages solaires pour des familles dans le besoin.

    Tribal Lands Renewable Energy Program (programme d’énergie renouvelable des terres tribales) de TWP est dirigé par Henry RED CLOUD qui est un aîné tribal respecté et le descendant direct du Chef RED CLOUD, un des derniers chefs guerriers Lakota. En 2005, Henry a crée le Lakota Solar Entreprises (LES – Entreprises Solaire Lakota), une des seules compagnies d’énergie solaire dans le pays qui appartiennent à 100% au peuple amérindien. Les chauffages sont assemblés dans les ateliers LES basés dans la réserve et installés par des équipes locales. Ceci permet de maintenir un coût relativement bas, tout en créant des emplois pour les résidents de Pine Ridge……

    Chaque chauffage solaire coûte $1 200 à assembler et à installer. Nous avons actuellement reçu un financement partiel pour fournir des chauffages solaires pour 118 familles de Pine Ridge en plus.

    Chaque don de $280 que vous ferez à Lakota Solar Entreprises leur permettra de faire l’installation complète d’un chauffage solaire pour une autre famille Lakota.

    Depuis la nuit des temps, nous marchons sur la Terre Mère, nous devons rétablir le lien avec notre passé. Nous sommes là dans le 21ème siècle comme vous, le passé est dans nos cœurs, avec nos souffrances.

    Ce qui nous aide à préserver nos racines, c’est notre appartenance à un projet de partage, où l’on chemine main dans la main pour le futur de nos enfants. Sur le problème du réchauffement climatique dont nous sommes conscients, il est important pour nous, de ne pas être pour l’histoire, une génération irresponsable. C’est notre devoir vis à vis du grand Esprit, nous devons le faire pour un futur viable et remercions tous les éléments sur Terre (eau, air…). D’une manière ou d’une autre c’est toujours un combat pour nous qui est différent des anciens conflits entre les nations, nous sommes là pour réaliser et entreprendre. C’est un processus de guérison pour nous et la Terre, nous sommes heureux de ce " projet solaire " en accord avec nous mêmes, nos convictions, et j’en ressens une profonde satisfaction.

    Changer les choses, c’est se rassembler pour un nouveau départ……. j’aime çà !

    Trees, Water & People
    Helping communities establish sustainable forests and watersheds
    633 Remington Street, Fort Collins, Colorado 80524
    Phone (970) 484-3678 Fax (970) 224-1726
    Email
     : richard@treeswaterpeople.org
    Website : www.treeswaterpeople.org

     

    Icone AmérindienIcone AmérindienIcone AmérindienIcone Amérindien

    Bolivie
    Luzmila CARPO
    ambassadrice de Bolivie en France

    TEXTE INTEGRAL DE SON ALLOCUTION
    (copié sur la lettre de Nitassinan n°39-CSIA)

    Je suis très heureuse de me retrouver parmi vous, entre nous, en cette Journée Internationale de Solidarité avec les Peuples Autochtones.

    Plus heureuse encore car nous vivons un moment bien particulier et important pour nous, les peuples autochtones, les peuples originaires de la grande Abya Yala, du continent américain.

    C’est un moment très particulier. Nous sommes aujourd’hui face à l’Histoire. A cette Histoire " officielle " à laquelle nous disons : ici nous sommes présents, les peuples indigènes du Monde, et si vous avez bien tenté de nous humilier, vous ne nous avez pas vaincus !

    Ces longues années de résistance indigène et populaire n’auront pas été inutiles.

    Nos disparus, les innombrables victimes de cette plaie nommée " colonisation ", peuvent, de là où elles se trouvent, les Montagnes Sacrées ou les Constellations de la nuit étoilée, elles peuvent se sentir fières car nous avons mené des luttes et n’avons jamais cédé.

    Aujourd’hui, face à l’Histoire, nous disons à ceux qui nous destinaient à un bien sombre destin : vous ne nous avez pas vaincus !

    Face à l’Histoire, face aux agressions de plus en plus sanglantes contre notre Mère Terre, nous les peuples autochtones du monde, aujourd’hui plus que jamais nous avons l’audace mais aussi le devoir de lever plus fort encore notre front, pour faire face à l’oppresseur et dire " Basta ! " ; nous avons l’audace et le devoir de faire les pas décisifs face à l’Empire, dans nos objectifs de mettre fin à la colonisation et de retrouver notre dignité, notre souveraineté.

    Face à l’Histoire et face à l’oppresseur, dans un fait loin d’être négligeable pour le monde entier, le pays que je représente comme Ambassadrice, la Bolivie, a donné le ton à ce que nous appelons le Pachakutic – le temps du changement, du renouveau – en élisant pour la première fois de son histoire un fils des peuples originaires, un Aymara, un combattant syndical.

    Face à plus de cinq siècles d’exclusion et de soumission, les peuples autochtones de Bolivie ont eu le courage et l’audace de lever le front et de faire les premiers pas vers la fin de la colonisation. Car si nous le savons bien tous ici, il n’est jamais inutile de le répéter, la colonisation ne s’est pas arrêtée avec les Indépendances des pays qui constituent notre continent. La colonie a continué sous d’autres formes, sous d’autres habits, son odieux travail.

    En Bolivie nous avons dit " Basta ! " et nous avons pris le chemin de la transformation, une transformation sans armes, une transformation démocratique et culturelle, un chemin tortueux, long, complexe et difficile, plus difficile encore car il a pour mission d’inverser 500 ans d’histoire. Et dans cette odyssée, nous aurons besoin de tous et nous donnerons notre soutien à tous les autres peuples autochtones du monde.

    Car le moment historique, notre rencontre avec l’Histoire, ne se limite pas uniquement au fait qu’un pays pour la première fois ait un président indigène et ait constitué un gouvernement intégré par des représentants des peuples indigènes. La Déclaration Universelle des Droits des Peuples Indigènes, récemment proclamée par les Nations Unies, est une autre de nos armes.

    Et ces jours-ci, des délégations des peuples autochtones du monde entier se retrouvent en Bolivie pour une " rencontre pour la victoire ".

    Souvenez-vous en 1992, quand nous avions démarré la Campagne pour les 500 ans de Résistance Indigène et Populaire, nous voyions si lointain cet horizon qui nous donneraient la possibilité de ne serait-ce que commencer à parler de victoires ! ! !

    Frères et sœurs, nous vivons des moments victorieux, mais le chemin est encore long et nos plus grandes victoires sont à venir. Les premiers pas sont faits. Et l’émotion me prend quand, le passé dans mon cœur et le regard vers l’horizon, je constate combien nous avons maintenu le cap que nous nous sommes fixé et que chaque jour nous sommes de plus en plus forts.

    La rencontre qui se déroule dans mon pays est une des preuves de notre force, de notre unité, de notre fraternité.

    Je voulais terminer enfin en vous transmettant le salut fraternel de mon pays, de mon gouvernement, de nos peuples autochtones.

    Merci à nos frères et sœurs de Nitassinan pour organiser année après année cette rencontre. Merci à mes frères d’autres nations qui, à cette occasion, viennent nous rendre visite. Merci à tous ici pour être présents.

    Jallalla…(Vive…)

    Icone AmérindienIcone AmérindienIcone AmérindienIcone Amérindien

    DECLARATION COMMUNE LUE
    PAR SYLVAIN DUEZ-ALESANDRINI, du CSIA

    (copié sur la lettre de Nitassinan n°39-CSIA)

    Dans le cadre de cette Journée Internationale de Solidarité avec les Peuples Indiens des Amériques, des contre-célébrations du Colombus Day à Denver (USA) et des Rencontres des Peuples Indiens des Amériques à Vicam (Mexique), les organisations et représentants autochtones présents à Bobigny, le 13 octobre dernier, ont décidé de rendre publique une déclaration commune. Ce message, envoyé à tous nos partenaires, démontre que la solidarité avec les peuples autochtones se fait dans l’unité.

    " AUX PEUPLES AUTOCHTONES DU MONDE ENTIER,
    AUX PARTICIPANT(E)S DES " RENCONTRES DES PEUPLES INDIENS D’AMERIQUE ",
    CO-ORGANISEES A VICAM PAR LES AUTORITES TRADITIONNELLES YAQUI,
    LE CONGRES NATIONAL INDIGENE (CNI)
    ET L’ARMEE ZAPATISTE DE LIBERATION NATIONALE (EZLN),
    A L’AMERICAN INDIAN MOVEMENT (AIM-COLORADO)
    ET A LA COALITION " TRANFORM COLOMBUS DAY ",
    A LA SOLIDARITE INTERNATIONALE

    Au même moment que les " Rencontres des Peuples Indiens d’Amérique ", organisées à Vicam au Mexique du 11 au 14 octobre 2007, et un mois jour pour jours après la ratification par l’Assemblée Générale de l’ONU de la " Déclaration universelle des droits des peuples autochtones ", plusieurs représentants autochtones (Mapuche du Chili, Aymara et Quechua de Bolivie, Wayùu du Venezuela, Maya K’iché du Guatemala, Apache/Xicano et Lakota des USA, Kaska du Canada) et des organisations solidaires se sont rassemblés en ce jour du 13 octobre 2007, à la salle Pablo Neruda en région parisienne (France). Nous sommes ici pour témoigner en France des 515 ans de résistance des peuples originels des Amériques à la colonisation et à la destruction de leurs terres et territoires.

    Nous sommes également réunis pour rendre hommage aux organisations et peuples amérindiens. Rassemblés pour la première fois au siège des Nations Unies en 1977, ils ont choisi la date symbolique du 12 octobre pour célébrer la " Journée Internationale de Solidarité avec les Peuples Indiens des Amériques ", en opposition aux célébrations racistes du " Colombus Day " aux Etats Unis et au " Dia de la Raza " dans plusieurs pays d’Amérique du Sud.

    Nous faisons nôtre l’analyse de l’EZLN qui stipule qu’après plus de 500 ans, " la guerre de conquête, de pillage et d’exploitation n’a pas cessé mais au contraire a pris la forme d’une nouvelle guerre d’extermination néo-libérale, qui vise la destruction et la spoliation intégrale des peuples originels d’Amérique ". En réponse à cette menace, venant soit des Etats, soit des multinationales, nous reconnaissons que l’autonomie des communautés, l’autodétermination des peuples indigènes et la résistance pour la défense des terres et territoires paysans et autochtones sont légitimes. Nous apportons notre soutien à tous les migrants et tous les autochtones qui ont été déplacé de force de leurs terres traditionnelles pour des causes économiques ou militaires. Nous réaffirmons que la solidarité est une arme bien plus forte que les armes de guerre des puissants de ce monde.

    Nous condamnons avec la plus extrême fermeté les pressions et intimidations exercées par les forces gouvernementales mexicaines sur les participant(e)s des Rencontres à Vicam, empêchant notamment la présence des commandants zapatistes à la rencontre.

    Un salut fraternel du vieux continent à nos sœurs et frères qui sont la couleur de la terre.

    BOBIGNY, LE 13 OCTOBRE 2007

    Représentants autochtones des Amériques participant à cette Journée :

    • Luzmila CARPIO (Aymara-Quechua), Ambassadrice de Bolivie en France – Bolivia
    • Ana MILLALEO (Mapuche) – Chili
    • Ahiry GONZALEZ (Wayùu, membre de La Libertaria et du Caracol Intergalàctico Venezolano) – Venezuela
    • José MORALES (Maya K’iché, représentant du Consejo Tukum Unam) – Guatemala
    • Bobby CASTILLO (Apache/Xicano, membre de l’American Indian Movement – Autonomous Chapters) – Aztlàn
    • Henry RED CLOUD (Oglala Lakota, représentant de Village Earth – Pine Ridge Reservation) – USA

    Organisations solidaires :

    • Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan)
    • Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte (CSPCL)
    • Echanges solidaires
    • Association Nueva Generacion
    • Collectif Bolivia
    • Journal El Juguete Rabioso
    • Terre et Liberté pour Arauco
    • Réseau d’Information et de Soutien au Peuple Mapuche (RISPM)
    • Groupe de soutien à Leonard PELTIER (LPSG-France)
    • Secrétariat international de la Confédération Nationale du Travail (CNT-F)
    • Réseau des Lieux Associatifs de Création et de Solidarité (RELACS)

     



    Moment solennel, un cadeau de l'Amérique du Nord
    à l'Amérique du Sud



    groupe de danseurs boliviens

     

    REPORTAGE DE   

     

     

    <script type="text/javascript"> var _gaq = _gaq || []; _gaq.push(['_setAccount', 'UA-26978668-1']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })(); </script>