• Journée du 14 octobre 2006

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      Présentation de la soirée par la présidente du CSIA Edith
     

     
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    Cette journée est dédiée à la lutte des communautés en Guyane. C’est formidable
    de voir autant de personnes rassemblées ici pour soutenir 

    la cause autochtone.

    Je ne vais pas ici parler du CSIA, seulement que nous avons commencé en 1992
    et que beaucoup d’actions ont été faites depuis.

     http://www.csia-nitassinan.org/csia_historique.htm

    Nous avons eu un extrait du film : (Le DVD sortira d’ici peu – Il faudra se mettre en rapport avec le CSIA)

    PAR LA CINEASTE ET ACTIVISTE CHEROKEE , HEATER RAE :

    Elle a produit une vingtaine de documentaires et de long-métrages. Responsable de la programmation du Festival de Sundance de 1997 à 2001, elle a également participé à l’organisation de nombreux festivals. C’est en 1992 qu’Heather Rae commence son projet de film sur John Trudell. Elle décide de raconter un homme à travers ses voyages, ses mots et son engagement politique.

    PRODUCTION
    Heather Rae
    Elyse Katz

    PRODUCTEURS ÉXÉCUTIFS
    B. Russell Friedenberg
    Rob Ganger
    Angelina Jolie
    Marcheline Bertrand
    Chief Harry B. Wallace
    James Haven


    TRUDELL A ETE SELECTIONNE PAR DE NOMBREUX FESTIVALS DEPUIS 2005.
    Festival de Sundance 2005, Sélection officielle, en compétition
    Festival du film activiste 2005, Prix des droits humains
    Festival international du film de Seattle 2005, Prix du meilleur documentaire
    Munich Film Festival 2005

     Edith : "Je vais donc laisser maintenant la parole à Heater RAE "

    "Je vous remercie d’être présents ici ce soir et de porter un grand intérêt à la cause autochtone.

    J’ai commencé le projet sur ce film en 1992. L’envie et la détermination m’est venu par les paroles de John. Il a donné la possibilité, offert un contexte et inspiré beaucoup de jeunes comme moi.

    Ce film est un hommage à John TRUDELL pour sa qualité de leadership, pour ses amis qui l’ont suivi dans le mouvement de l’AIM et beaucoup d’entre eux ne sont plus là aujourd’hui. C’est également un engagement pour la protection de la terre, montrer notre référence pour elle. Il fait aussi référence à notre appartenance en tant qu’être humain, notre espace communautaire. A toute la colonisation, l’agression qui a entraîné une rupture de nos traditions. C’est une mémoire génétique qui nous ramène à la responsabilité de la terre.

     QUESTIONS :

    Est ce que par rapport au début des revendications autochtones, vous avez trouvé une amélioration, évolution ou non ?

    Il y a eu des résultats, de grandes choses ont été accomplies. Les autochtones s’investissent dans leurs communautés. Nous avons des éducateurs, des enseignants, des politiques….

    Mais sur un plan général je ne peux pas répondre à cela. Je ne suis pas une experte et je ne peux pas donner de réponses.

    Maintenant, il y a le problème des ressources naturelles. 70 % se trouvent sur nos territoires. Les multinationales essayent encore de spolier les communautés amérindiennes. Et le gouvernement ne reconnaît pas la souveraineté des nations amérindiennes.

    Que pensez vous du film d’Al GORE, y a t il un respect des nations amérindiennes, voir en lui un espoir ?

    Cela n’a pas d’impact politique.

    Le travail qu’il fait est intéressant, c’est dommage qu’il ne l’ai pas fait lors de sa campagne.

    Peut être au niveau individuel. On aurait pu penser que le 11 septembre ferait une différence et un impact sur les élections mais pas du tout.

    Quelles sont les réactions des jeunes générations vis à vis du film ?

    Cela dépend de l’emplacement géographique des communautés autochtones. Celles en prise directe avec les problèmes évoqués dans le film, les jeunes sont très motivés et actifs dans la lutte. Dans les plaines, sud ouest, les enfants des militants de l’AIM, ce film a un impact énorme.

    Ceux de la Côte Ouest ne savent pas qui est John TRUDELL, ils sont influencés par le rap

    Une question posée par la fille de Dominique, Joyce 7 ans : Pourquoi les blancs ont capturés les indiens ?

    J’aimerais bien le savoir ?

    J’ai visité le Louvre, j’y ai vu des tas de richesses matérielles. L’avidité pour les choses, le désir de posséder toujours plus étaient très importants pour les européens à cette époque. Ils ont perdu la relation avec la terre. La chrétienté a séparé la terre du créateur. Il y a eu une rupture. Je pense que c’est pour cela qu’il y a eu ce geste.

    Mais c’est une question très difficile.

    Nous venons de prendre connaissance du film, et nous aimerions que vous nous en disiez un peu plus sur John TRUDELL, car nous ne le connaissons pas.

    C’était le porte parole de l’AIM en 1970

    Il a participé à l’occupation d’Alcatraz en 1969, c’était l’action militante la plus médiatique.

    En 1979, il brûle le drapeau américain sur les marches du FBI. Ce qui est étrange c’est que pendant son arrestation, sa famille (filles, femme, belle-mère) périrent dans un incendie sur la réserve dans le Nevada. On pense plutôt à un acte criminel.

    Après cet événement tragique, John s’éloigne complètement de cette forme de politique. Il se tourne vers la poésie, la musique dans un esprit de résistance et de justice. C’est l’influence de sa femme qui est toujours présent dans ses textes.

    C’est très dur de résumer sa vie.

    C’est un orateur exceptionnel et un gardien de la vérité.

    Il voyage à Los Angeles, régulièrement il va en Europe…..

    Après une petite pause, nous abordons un autre thème :

     PEUPLES AUTOCHTONES DE GUYANNE 

    La question du foncier

     PAR ALEXIS TIOUKA

    (Secrétaire et édition internationale, Directeur marketing et communication du magazine Oka.Mag)

    ET

    PHILIPPE AQUILA (Président et rédacteur en chef du magazine Oka.Mag)

     

    Le Guyane compte 6 peuples autochtones :

    KALI’NA – WAYANA – PAHIKWENEH – LOKONO –TEKO – WAYAMPI

    Cela fait environ 10 000 personnes.

    Au niveau linguistique, nous trouvons 3 grandes familles :

    • tupi – guarani
    • caribe
    • arawak

    " ALEXIS et PHILIPPE"

    Nous nous battons pour la survie de nos langues. C’est un éternel rapport de force. Il est difficile de se faire reconnaître dans le contexte français qui n’admet qu’une seule langue. Nous sommes citoyens français, donc nous ne pouvons pas être amérindiens, autochotnes.

    Alors nous refusons la nationalité française ce qui fait de nous des apatrides. Nous sommes apatrides chez nous.

    Il y a eu un effort du rectorat pour l’adaptation d’une éducation bilingue. Mais l’effort qui doit être fait aussi est de reconnaître les éducateurs bilingues au même statut que les enseignants.

    Les difficultés que nous rencontrons également, c’est la pression des multinationales qui n’hésitent à pas à soutirer aux indiens leurs secrets ancestraux pour déposer des brevets pharmaceutiques.

    Avec ses 90 000 km², la Guyane est le plus grand département français. Ce département se situe en Amérique du Sud à côté du Brésil. Nous, les autochtones avons seulement le droit à environ

    6 572.95 km2 soit à 8%. Il y a une demande de territoire en cours qui est de 1 112 km2, elle est gelée depuis l’arrivée de Mr Chirac au pouvoir.

    Grâce aux associations, on arrive à contourner certains points pour avoir des droits.

    Un projet de parc naturel a été annoncé en 1992 par le président François Mitterrand après le sommet de Rio. En 1993 la proposition est refusée par les Peuples Autochtones de Guyane. Ils veulent un consentement libre et à être informés. Ils refusent d’être parqués.

    En 2003 il est rebaptisé " Parc Amazonien de Guyane ", lors du sommeil mondial de Johannesburg. Mais les droits des Peuples Autochtones sont bafoués. Couvrant une surface de 3,39 millions d'hectares, soit plus du tiers de la Guyane, le budget consacré est seulement de 2€22 par hectare avec 100 personnes habilitées à sa surveillance. C’est un parc au rabais par rapport à ceux en France (gros budgets, plus de personnel et moins de superficie)

    Si on veut schématiser, on coupe la Guyane en deux, le parc se situerait au sud. Le long de la frontière du Surinam et du Brésil se trouvent les communautés autochtones (zone de libre adhésion) et le centre complètement impraticable. Seulement le problème est le suivant, dans la zone de libre adhésion la pratique illégale de l’orpaillage est incontrôlable vue la superficie du territoire. Ce qui en résulte : 5000 km de fleuve pollué et ce qui implique une exposition au mercure de la population amérindienne Wayana.

    Un taux important de mercure retrouvé dans l’analyse des cheveux des populations autochtones (principalement dans le haut Maroni et le haut Oyapock). Les conséquences médicales constatées (altération de la vue, de l’ouïe, de la motricité, des réflexes, malformations….). Les incidents génétiques sont inéluctables. Déjà de très nombreux cas d’enfants morts nés et de malformations fœtales, fausses couches à répétition. Les enfants nés viables ont les gènes altérés. Tout ceci hors statistiques médicales. Parce que non établies dans les structures du corps médical. Les villages sont trop éloignés des centres, il faut plusieurs jours de pirogue pour s’y rendre.

    Plusieurs plaintes ont été déposées pour empoisonnement. Personne ne prend en considération ce qui se passe. Il a été demandé aux Wayana de changer leur alimentation ? ? ? ? Alors que le poisson est la base de leur nourriture . Ils sont considérés comme apatrides. Mais en vérité ils sont souverains sur ce territoire et ont un mode de vie qui leur est propre.

    L’orpaillage des multinationales s’effectue sur des aires protégées.

    Les droits d’usage sont " constatés " et pas " concédés ". Lorsque les amérindiens ne chassent plus, pour telles ou telle raisons, on leur retire tout simplement la zone de droit d’usage.

    Nous avons créé un journal " Oka Mag " (au nom de toute la population autochtone de Guyanne). Il faut signaler que c’est le seul journal créé par les amérindiens.

    Chaque ministre et les différents médias en ont reçu un exemplaire. Cela fait maintenant 6 mois. Et rien, aucune nouvelle.

    http://perso.orange.fr/solidariteguyane/Okamag.htm

    http://blada.com/

    La mobilisation d’associations écologiques, des communautés autochtones se situe contre le projet " CAMBION ", une multinationale Canadienne. Elle propose une compensation, un protocole d’accord, une entente de voisinage aux autochtones de proximité. " CAMBION " propose un dédommagement ridicule de 50 000 € par an. Donc pour 120 personnes cela équivaut à chacune 42 € par an. Les autochtones se font manipuler par les juristes de " CAMBION " et ceux des multinationales. Nous avons déposé une plainte 

    QUESTIONS

    Y a t il eu des réactions ou mouvements à tout cela ?

    Non, aucune.

    Par contre en 2007, nous établissons un partenariat avec la Martinique. Avant, les Antilles étaient aux amérindiens. La population maintenant descend d’esclaves noirs. La Martinique compte céder une partie des droits fonciers communals aux Peuples Autochtones, c’est un scoop. Les communes suivent ce genre de geste pour reconcéder des terres aux peuples autochtones.

    Nous avons des élus locaux représentants les peuples autochtones, puisque nos voix ne sont pas reconnues. Des jeunes leaders autochtones rentrent dans le processus, puisqu’il y en a un qui est le 4ème vice président au conseil général.

    Qu’en est il de la déforestation en Guyane ?

    La forêt vue d’avion ressemble à un énorme gruyère. L’administration de l’ONF (organisme national des forêts) n’a aucun pouvoir. C’est une dévastation qui est crée par l’orpaillage illégal, ils sont 15000 orpailleurs, comment voulez vous contrôler tout çà. Une enquête publique n’avait pas encore été terminée que " CAMBION " sans autorisation, avait déjà pratiqué une déforestation significative de 100 hectares.

     LA SOIREE SE TERMINA AVEC LE GROUPE QHANTATI DE BOLIVIE

     Luis CHUGAR

    Pedro CONDARI

    Petite farandole des spectateurs

     

    Le groupe QHANTATI en costume traditionnel

    Joyce 7 ans, (la mascotte de la soirée)

    cliquez moi

    Sylvain (CSIA), Patricia Berline (Présidente de l'association la Tribu Calumet)
    Edith (Présidente du CSIA), Joyce - 7 ans

    REPORTAGE DE   

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