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    Journée Internationale de
    Solidarité avec les Indiens des Amériques

    Bobigny (93) - le 15 octobre 2005

     

    14h : Ouverture des portes
    15h : Présentation de la journée par le CSIA
    15h20 : Information " Bolivie indigène " par Nolasco Mamani, (Aymara) du Consejo Indio de Sud America (CISA)
    15h50 : CHIAPAS / Film " Terre sacrée ", documentaire de Promedios, 20min (VO en espagnol, sous-titrée en français)
    16h10 : Information Chiapas par le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en Lutte
    16h30 : Débat : " Peuples mayas du Guatemala " avec Henri Morales (organisation Tzuk Kim Pop), José Morales (Fondation Tohil Morales) et le Collectif Guatemala.
    17h45: Projection " Transform Colombus Day " – documentaire de AIM Colorado, 25 min en VO (anglais)
    18h40 : Intervention sur la victoire des Macuxi au Brésil par Giogio dal Ben (CIMI)
    18h50 : Intervention de la délégation autochtone du Nord-est brésilien avec des délégués Kiriri, Pankararu, Xucuru-Kariri, Pataxo-hahahae (Brésil)
    19h50 : Chants et danses traditionnelles des amérindiens du Nord-est brésilien
    20h20 : Film " Voyage en Mémoire Indienne " (Canada) – long métrage (VO en anglais, sous titrée en français) 1h36
    22h : Débat avec Sally Tisiga (Kaska du Yukon, Canada) et les réalisatrices du film Jo Béranger et Doris Buttignol
    22h30 

    VOYAGES EN MEMOIRES INDIENNES

    Jo BERANGER & Doris BUTTIGNOL (Réalisatrices)

    L'histoire de Sally, enfant autochtone enlevée en bas âge à ses parents, lève le voile sur un chapitre méconnu de l'histoire des Premières Nations, éclairant sous un jour nouveau les enjeux du combat actuel pour le contrôle de l'éducation.

    "Un documentaire poignant de Jo Béranger et Doris Buttignol" (Le Monde).

    "Images d’archives (bouts d’actualités, de films professionnels ou amateurs) et témoignages dignes éclairent un dossier plus ténébreux qu’on ne l’aurait cru" (Télérama).

    Le documentaire dresse le portrait bouleversant de générations perdues et nous mène régulièrement aux bords des larmes (http://cinema.tiscali.fr).

    Extraits du film :

    ...J'ai maintenant la quarantaine accomplie et inaccomplie. J'ai besoin de retourner dans mes souvenirs pour comprendre pourquoi je ressens que l'inaccomplie...
    C'était en octobre 1964, une époque où les indiens n'avaient rien à dire. une voiture de la gendarmerie s'est garée devant notre cabane et l'officier a frappé à notre porte pour emmener la petite indienne...
    Le système des pensionnats a fait énormément de dégâts...
    Leur but principal était de nous dépouiller de notre identité...
    La société blanche ne sait pas qu'elle ne peut pas transformer un indien en blanc ! Il faut que çà cesse...
    Nos ancêtres les pierres, l'oiseau tonnerre, le vent, le soleil, la lune c'est le vrai sens de tout.
    Je suis hantée par cette terre. Hantée comme par un amour perdu pas nécessairement tendre.
    ...Il faut rendre à notre peuple la capacité de rêver..."

     

     


    Sally TISIGA
    17 Juillet 2003

    Ce petit village où coule la rivière Liard, lieu de ma naissance et lieu dont, à l’âge de 4 ans, je saisirai toute la beauté et toute la douleur pour les retenir au plus profond de moi pendant si longtemps, c’est ce village qui m’a ramenée à ma " vraie place ".

    C’est mon malaise, le sentiment de non-dit avec lequel j’ai grandi, cette volonté de comprendre pourquoi on m’avait séparée de ma famille naturelle, qui m’on poussé plus loin. Chercher la vérité, c’est prendre l’innocence pour l’emmener vers un endroit inconnu, inexploré qui tiendra lieu de révélation.

    Le village Liard est un lieu qui parle d’une histoire qui appartient à celle des Premières Nations du Canada, L’histoire des enfants enlevés qui a commencé avec les pensionnats et qui s’est poursuivie par le système des adoptions et des placements, réduisant toute une culture à des communautés à des communautés de survivants.

    Ces politiques d’assimilation et d’intégration se perpétuent actuellement à travers la globalisation et le prix à payer en est la destruction des cultures ancestrales. Le seul moyen d’en comprendre les conséquences est d’écouter les voix de ceux qui ont survécu.

    Mon nom est Sally TISIGA, je suis membre de la nation Kaska, membre du clan du loup, une survivante des lois d’intégration canadienne, une parmi tant d’autres.

    L’histoire de ce film commence en 1992 alors que l’Amérique fêtait son 500ème anniversaire. Pour l’occasion, nous avons fait le voyage du nord du Canada au sud des Etats-Unis. Nous voulions faire une sorte d’état des lieux de l’Amérique Indienne après 5 siècles de colonisation.

    Sans ides préconçues, ni fil conducteur précis, simplement avec le désir d’être à l’écoute, nous avons recueilli des témoignages d’une réserve à l’autre. Une histoire revenait sans cesse au fur et à mesure des rencontres : tout au long de ce siècle, sous des prétextes différents, plusieurs générations d’enfants indiens en bas âge ont été enlevées à leurs familles et communautés.

    La première personne à nous raconter cette histoire a été Sally TISIGA. Originaire d’une petite communauté du Yukon, Sally, enlevée à l’âge de 4 ans à sa mère, a grandi dans la société canadienne blanche.

    Cette année-là, elle revenait après 28 ans d’absence à Lower Post, sa communauté d’origine, en quête de son identité. Là, elle nous a confié son histoire et nous l’avons filmée pour la 1ère fois.

    Nous avons ainsi découvert les conséquences désastreuses d’une politique d’assimilation forcée pratiquée tout au long du siècle dont le 1er objectif était de régler définitivement la " question Indienne " et qui s’en prenait directement aux enfants.

    Au Canada, cette mesure destinée à priver les Indiens de leur identité a revêtu différentes formes, allant du système des pensionnats du début du siècle aux pratiques abusives de l’Aide à l’Enfance mises en place dans les années 60 et toujours en vigueurs aujourd’hui.

    Actuellement le nombre d’enfants retirés à leur famille ne cesse d’augmenter. Cette méthode de génocide a été employée sur d’autres continents.

    Témoigner de cette histoire est devenu une nécessité.

    L’amitié qui nous a tout de suite liées à Sally, sa colère, sa détermination, son courage nous ont poussées à l’associer dès le début à ce projet. Elle est notre guide pour ce voyage dans la mémoire au cours duquel en revisitant sa propre histoire, elle retrace celle des générations d’enfants enlevés à leurs communautés et à leur culture.

    Poursuivant nos investigations, nous avons travaillé avec Sally sur l’écriture du film. Très vite des extraits de son journal, qu’elle tient depuis toujours, en sont devenus la voix off. Son implication, sa motivation ne se sont jamais démenties au cours des dix ans que nous avons mis pour aboutir ce projet.

    La connaissance acquise sur ce sujet, la matière accumulée (témoignages, archives officielles et privées), l’intimité créée avec Sally donne une dimension unique au film.

    Au fil des témoignages, alors que se reconstitue l’histoire de Sally et des siens, se met en place un questionnement universel sur l’identité.

    JO et DORIS

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