• Conférence Dennis BANKS le 18 mars 2013

    le Lundi 18 mars 2013 - à partir de 19h30

    à la Galerie ORENDA, 54 rue de Verneuil, Paris 7e
    Métro : Solférino / RER : Musée d’Orsay 

     RR

     

    Rencontre avec Dennis Banks “Nowa Cumig”
    et Tatanka BANKS
     

    le Lundi 18 mars 2013
    à la Galerie ORENDA
    54 rue de Verneuil, Paris 7ème

    C’est toujours pour moi un réel plaisir de venir écouter un membre des premières nations et de vous faire partager leurs histoires, combats, espoirs…et leur humour.

    Coup de théâtre, à la surprise générale, Dennis Banks arrive dans quelques jours avec son fils sur Paris.

    Il a fallu aux organisateurs, déployer tous les moyens possibles, afin de permettre cette conférence improvisée.

    Nous voici donc dans le 7ème arrondissement Chez Joëlle Rostkowki. Toujours aux petits soins pour ses visiteurs. Merci à elle de nous avoir ouvert sa galerie « ORENDA » en ce lundi, jour de fermeture hebdomadaire, où je vous conseille d’aller faire un tour.

    La soirée a commencé après que chacun soit venu saluer Dennis et son fils.

    Patricia

     Dennis BANKSDENNIS BANKS - Nowa Cumig
    (militant amérindien Anishinabe/Ojibway de la réserve de Leech Lake, Minnesota, USA, co-fondateur de l’American Indian Movement - AIM et vétéran de l’occupation de Wounded Knee en 1973)
     

      

      Laissez moi vous expliquer pourquoi  je suis ici : j’ai passé trois jours à Bruxelles pour participer au tribunal RUSSEL des peuples en tant que jury. Cela représente 5 ans de travail sur le conflit Israélo-palestinien.  

    Je ne vais pas vous lire la totalité du rapport qui est sorti du tribunal, mais les 6 points les plus importants qui traitent principalement des violations des droits de l’homme par les Etats-Unis et l’état d’Israël. 

    • Violation particulière du droit commis par l’Etat d’Isarël
    • Des formes d’apartheid et de sociocide contre les paslestiens de la part du gouvernement d’Israël
    • La responsabilité d’Etat, comme en particulier les Etats Unis qui aident Israël dans ces violations du droit international
    • La responsabilité des organisations telles que l’ONU et l’Union Européenne qui aident également le gouvernement d’Israël dans les violations du droit international.
    • La responsabilité des multinationales privées qui aident également Israël dans ces violations du droit international.
    • Définir des actions pour contrer cela sur le long terme.

     A chaque session, pendant ces 5 ans, le gouvernement israélien a été invité à venir pour discuter avec les représentants et les jurys, que ce soit par le biais de leur ambassadeur ou toute autre personne voulant participer, mais personne n’est venu, à part des israéliens qui soutiennent la cause palestinienne et ont participé aux sessions, à Barcelone, en Afrique du Sud, aux Etats Unis…

    Sylvain :

    Dennis souhaitait vous révéler la vraie raison de sa présence en Europe.

    Je vous présente mon fils « Takanka » qui m’assiste et voyage avec moi depuis maintenant 3 – 4 ans.

    Takanka :

    TATANKA

    Voyager et assister mon père dans tous ces pays, où je peux rencontrer des peuples autochtones courageux et en lutte, me donne de la force et du courage pour continuer le combat pour préserver les miens.

    A la fin des années 60, mon père et d’autres natives ont crée l’ »American Indian Movment », organisation, qui, s’il elle n’avait pas existé, n’aurait pas permis des évolutions pour les peuples autochtones d’Amérique du Nord.

    L’AIM, a mené l’indépendance de nos peuples et en parallèle, je vais faire référence à un voyage que nous avons fait en Janvier au Brésil, où nous avons rencontré différents représentants des peuples autochtones qui luttent notamment contre un projet de barrage hydroélectrique, le « belo monte ». Nous avons pu discuter avec eux. Nous voulons les aider à monter un mouvement bien qu’ils aient déjà le leur. Ce mouvement viendrait s’allier et pourrait nous amener à la victoire, qui ne serait pas seulement celle du peuple d’Amazonie, mais du monde entier

    Mon père est un peu âgé, et c’est maintenant aux jeunes générations de continuer le combat commencé par les anciens. J’essaye, aujourd’hui de marcher sur ses traces, car il est important de revendiquer, ne pas avoir peur de s’exprimer, si vous ne le faites pas, personne ne vous écoutera.

    Merci de m’avoir écouté !

    Dennis :

    Le travail que nous avons fait avec le tribunal Russel, m’a permis d’agrandir mon cercle de relations : j’ai pu rencontré des ambassadeurs, des présidents et cela nous aide dans nos démarches.

    Nous voulons essayer d’agrandir le travail de l’AIM, principalement vers l’Amérique du sud. Je vais peut être bientôt avoir une entrevue avec RAONI, bien connu en Europe, mais je ne sais pas à quel niveau en France. Je veux le rencontrer ainsi que les différents représentants de sa communauté, avoir un conseil avec eux et pouvoir en ressortir quelque chose de constructif.

     Je dois reprendre l’avion demain pour une autre conférence, et nous nous sommes dit qu’il serait dommage de ne pas organiser une petite réunion, via mes camarades et amis du CSIA nitassinan pendant ces quelques heures de passage à Paris pour parler de nos actions. Nous sommes contents que cela ait pu se faire !

    Pendant 45 ans, j’ai été le directeur national de L’AIM. Maintenant je suis retourné sur ma réserve, j’ai d’autres activités. Je suis revenu à mes propres racines, mais je reste un membre de l’AIM. Je veux, aujourd’hui, voyager dans le monde, partager d’autres luttes. A un moment de ma vie, j’ai séjourné en prison, j’aimerais y retourner pour voir si les conditions d’incarcération des prisonniers amérindiens sont différentes de celles que j’ai vécues dans les années 70. 

    Enfant, comme beaucoup d’autres de la réserve, j’ai été emmené dans des pensionnats militaires. Cela a été un moment très dur de ma vie. Et encore, j’ai eu de la chance, malgré ce qu’on a subi, de n’être pas emmené dans un pensionnat catholique comme beaucoup de mes frères et sœurs. Ces pensionnats n’étaient là que pour détruire notre culture. Le mien se trouvait à environ 500 kilomètres de ma réserve. 

    Je m’en suis enfui de nombreuses fois. Ils m’ont rattrapé et j’ai subi de mauvais traitements en représailles. On m’a coupé les cheveux, on m’a battu, on m’a habillé avec une robe pour me diminuer…. 

    Après cette expérience traumatisante, je suis allé dans une école ordinaire, et  voulu m’inscrire dans la classe de musique. Je suis allé voir le professeur qui m’a donné des exercices, des portées, et des leçons à apprendre. J’ai essayé d’apprendre le solfège, seulement je n’ai eu qu’une semaine pour tout faire, j’ai fait ce que j’ai pu, mais quand je suis revenu le voir, il a essayé de me faire passer pour un mauvais élève et s’est opposé à ce que je continue. Il m’a dit que je ne n’apprendrais jamais la musique, mais bien après, j’ai pu l’apprécier avec les chants traditionnels Ojibway... 

    J’ai fait deux albums. Un plus traditionnel et le dernier qui vient de sortir, je l’ai fait avec un musicien japonais KITARO « let mother Earth»

    Je voudrais remercier Joëlle qui nous accueille dans sa galerie pourtant fermée le lundi mais spécialement ouverte pour ma présence. Joëlle a publié de nombreux ouvrages sur l’histoire moderne des peuples autochtones.

    Je me lève car si je reste assis, les gens vont me regarder comme si j’étais une antiquité, et je veux vous montrer que je suis encore bien vivant !

    Un combat que nous ne lâcherons pas, c’est celui concernant notre militant Leonard PELTIER qui est dans sa 38ème année d’incarcération. Alors qu’aux Etats Unis, lorsqu’on est condamné à la prison à vie, c’est normalement 17ans 8 mois et 23 jours, lui a été condamné deux fois à perpétuité. Il a fait beaucoup plus que ce qui était requis, de plus, il a eu 4 ans de remises de peine pour bonne conduite. A ce jour, il devrait être dehors avec nous. Si le bureau de libération des conditionnelles a refusé de lui donner une grâce récemment, c’est parce qu’il lui est demandé d’exprimer des remords pour le crime qu’il a commis. Et comme il n’a pas commis ce crime, il ne veut pas en entendre parler.

     Pendant 17 ans, la position du gouvernement est restée inflexible. Pour eux,  Leonard PELTIER a bien tué les agents du FBI a bout portant. Il a été condamné sur cette théorie. 17 ans après, le procureur qui l’avait condamné a admis qu’il lui était impossible de prouver sa culpabilité, tout juste une relative complicité. Nous avons cru qu’après ces déclarations, il retrouverait la liberté, mais il n’en fut rien !

    Le sable bitumineux au Canada, est un autre dossier dont nous voulions parler ce soir. Des contrées immenses sont détruites pour faire du pétrole à bas coût et à haute toxicité. Avec les techniques actuelles, il est impossible d’en faire du pétrole de bonne qualité. Pour le transporter, un énorme pipeline est construit et traversera les réserves du Canada et des Etats Unis. Les traditionalistes, dont on fait partie, et les différentes communautés et réserves sont contre cette construction.

    Les gouvernements tribaux sont des marionnettes imposés par le gouvernement fédéral. Ils sont surtout intéressés par les fonds versés pour cette installation.

    On est toujours dans la même opposition avec les gouvernements fédéraux qui ont été imposés dans les années 20 après la réorganisation du système. Aujourd’hui ces gouvernements ne vivent qu’avec l’argent fédéral et vendent nos droits. Nous, nous continuons la lutte pour nos droits, eux, ont le pouvoir, la police. Par comparaison à notre combat des années 70, le gouvernement avait donné des armes à une partie des oglalas de la réserve de Pine Ridge, les goons, pour lutter contre nous. Ce n’est qu’après 10 ans qu’ils ont reconnu avoir participé aux exactions.

    Parmi ses meilleurs amis, y-a-t-il des blancs ?

    Le racisme existe encore de nos jours aux Etats Unis, pire, on essaye de le banaliser, voire le justifier. Mes meilleurs amis sont blancs et indiens, mais est ce là l’important ?

    Je connais des personnes qui disent : « non, je ne suis pas raciste, j’ai des amis indiens ». Cela me fait sourire. Mes amis, je ne vais pas préciser s’ils sont blancs ou noirs, je préfère parler d’une amitié de 25 ans. Lors de notre grande marche de soutien, Mohamed Ali et Stevie Wonder étaient présents, les notifier comme noirs s’apparente déjà à une forme de discrimination !

    J’en reviens au tribunal Russel. L’expérience m’a amené à rencontrer des gens très importants, comme Roger WATERS des PINK FLYOD, Alice WALKER, Angela DAVIS avec qui j’ai pu partager des moments forts.

    Mon fils et moi voulons vraiment aider Raoni !

    Sachez que 20% de l’oxygène vient de l’Amazonie. En détruire une partie, cela n’affectera pas seulement le Brésil et l’Amérique du sud, mais cela aura un effet à Paris comme sur ma réserve dans le Minnesota  et dans le monde entier.

    Dans les années 60, et pas seulement à Paris, des milliers de personnes descendaient dans la rue et agissaient. Aux Etats-Unis, les jeunes se mobilisaient contre la guerre du Vietnam.

    Actuellement, il me semble que nous avons perdu cette force. Nous sommes en train de perdre 4 générations de lutte, et l’une des causes est peut être la technologie. OK pour le progrès, puisqu’il permet l’information, la culture, mais peut être au détriment de la mobilisation plus concrète. Alors que la pauvreté grandit, d’autres restent scotchés à leur écran TV ou PC au lieu de manifester. Il faudrait retrouver ce pouvoir de mobilisation !

    Chant de Dennis

    C’est une chanson du passé, je crois qu’elle a endormi quelqu’un.

    Welcome, bienvenue.

    Tatanka : 

    Nous avons découvert et appris que la musique est pour nous un moyen de soigner. En avril et mai, nous allons voyager en Europe : Allemagne, Italie, Autriche, afin d’aller à la rencontre des gens et partager ce savoir. 

    Question :

    Votre dernière intervention sur le fait que les gens ne manifestent plus, me semble un peu pessimiste. Je pense qu’au contraire dans les populations indigènes, et notamment en Amérique latine, beaucoup de manifestations ont eu lieu contre les projets miniers, en Equateur, en Colombie… Le mouvement, zapatiste toujours vivant, continue à se battre. On peut souligner aussi l’élection du président  Moralès. Au Canada, le mouvement IDLE NO MORE est un mouvement de protestation national. Elément nouveau, c’est que les indigènes manifestent directement. Et en Europe, on est peut être un peu alanguie, mais il existe quand même le mouvement des indignés contre les difficultés économiques que l’on rencontre ici.

     Dennis :

    Un demi millions de personnes devant la maison blanche contre la guerre du Vietnam, pour moi c’était çà changer les choses. Bien sur il n’y a pas de passivité, aujourd’hui, des personnes continuent à lutter et à bouger, je suis au courant. Evo MORALES, nous l’avons rencontré mardi dernier, il était de passage à Paris, c’est mon frère et il fait partie de cette histoire moderne.

    IDLE NO MORE (plus jamais de passivité), mouvement parti du Canada, est devenu planétaire. Partout ce  tambour est représenté. A travers le Canada, des gens se réunissent pendant 15 -30 minutes, font des chants traditionnels pour montrer qu’ils existent et protester et ensuite ils partent. Ce sont des actions symboliques pour montrer qu’il y a cette résistance. Nous en faisons partie aussi.

    On m’a demandé d’aller à Washington, car il doit y avoir une rencontre Canada - Etats Unis, autour de ce mouvement.

    Au Tribunal Russel, à propos de la Palestine, on voit qu’Israël commet des actes de guerres, soutenu économiquement et militairement par les Etats Unis pour réprimer tout un peuple. On veut voir autant de mobilisation contre ces atrocités.

    Question :

    Que faites vous contre les personnes qui vendent les cérémonies ?  Suivez  vous le travail du chef Avorld Looking Horse pour éviter les mascarades telles que la sweat lodge.

    Dennis : 

    Ces escroqueries de pseudos homme medecine qui voyagent à travers le monde, existent depuis les années 60. Nous ne pouvons qu’en parler, informer les gens de ne rien payer. Aucune spiritualité dans ces cérémonies, juste du profit. Une personne

    non indienne a organisé une sweat lodge et malheureusement 3 personnes sont morte, rien n’a été respecté. Une autre personne se réclamant moitié Cherokee et Choctaw avait dit à deux femmes atteintes du cancer, de renoncer à tous leurs traitements médicaux, qu’il allait les soigner et elles sont mortes également. Ce sont des cas extrêmes de ce qui peut arriver. On ne sait pas d’où ils viennent, ils se proclament avec un ADN autochtone, il faut refuser de participer à tout çà. Justement, lors d’un prochain voyage, cela me ferait plaisir de partager avec vous une sweat lodge, de trouver un endroit où en construire une. Mais jamais en échange d’argent. C’est une cérémonie  libre. Si c’est une hutte faite par une femme, ce sera une femme qui dirigera la cérémonie.

    Question : 

    Est-ce que depuis le premier mandat du président OBAMA, il y a eu des avancées sur les droits des natives americans en dehors du fait que finalement les Etats Unis ont voté la déclaration des droits des peuples autochtones, alors que l’administration BUSH y était opposée ? 

    Dennis : 

    OBAMA a rencontré beaucoup plus de fois les représentants des conseils tribaux que les 5 précédents présidents américains. Cela montre qu’il est déjà à l’écoute et c’est déjà un pas positif. Maintenant, nous verrons ce qu’il va en sortir. La signature de la déclaration des droits des peuples autochtones a effectivement été officialisée. On va voir ce qu’il va faire pour le cas PELTIER 

    Dennis …avec un petit sourire…. «Une autre question ? »

    ??……« Je rentre chez moi »…rire général !!!!

    Je fais partie du bureau directeur du collège tribal et d’un programme de langue Ojibway. Il faut se souvenir qu’à 5 ans, j’ai été retiré de ma communauté, et à cause de mauvais traitements quand je parlais Ojibway, j’ai perdu une partie de ma langue et n’ai pas pu la transmettre à mes enfants. 

    Ce n’est que récemment, depuis que l’on est sur la réserve, que l’on participe à ces programmes linguistiques que l’on a créé. Mes petits enfants vont à l’école en immersion totale en langue Objiway. C’est leur langue, et comme je vis avec une partie de mes petits enfants, c’est eux qui me testent. Je suis très heureux que ce soient eux qui me replongent vers ma langue maternelle.  

    Les langues autochtones que ce soit dans le Minnesota et même dans le sud dakota sont en train de reprendre le dessus. Le système éducatif est même différent de ce que mon fils a connu, et actuellement on le redéfinit afin de récupérer la base linguistique. 

    Un exemple concret en sport dans les équipes de baseball et basketball… Les joueurs parlent leur langue pour communiquer des consignes à leurs équipiers, ce qui perturbe les équipes adverses (composés de blancs), qui s’en plaignent. (rires de la salle) 

    Progressivement, mes souvenirs remontent, c’est juste au niveau grammatical que j’ai beaucoup perdu. Quand on était au Brésil, les gens des communautés nous traduisaient des mots dans leur langue et nous demandaient « Et dans ta langue ? ». Comme nous n’avions pas toujours la bonne définition, j’envoyais des sms à mes petits enfants pour qu’ils nous renvoient la traduction en Ojibway. 

    En basketball, dans le sud Dakota, l’un des Etats les plus racistes des Etats Unis, c’est l’équipe Native qui a gagné le championnat. Evidemment, on a ressorti comme excuse le faux problème de la langue d’origine sur les parquets 

    Vous savez comment on peut apprendre rapidement une autre langue ? C’est de savoir que l’on parle de vous et de vouloir connaitre ce qu’on en dit ! 

    Il prend son drum : Je vais chanter une chanson et je vais voir si vous pouvez apprendre rapidement, si les français chantent bien. Il n’y a pas de mots, ce ne sont que des chants. Je vais vous chanter la mélodie et vous devrez me répondre. C’est mon fils qui jugera si vous avez compris.  

    Nous répondons à la première phrase, petit sourire : Wouuaaaa

    Ohhhhhhhhhhh : Il faut que je contacte Bruxelles, il leur a fallu 4 heures pour qu’ils y parviennent.

    (rires de la salle)

     

    Je vais vous raconter un des évènements qui ont transformé ma vie. A Alcatraz, il y a 3 ans, j’ai eu un accident de voiture. Je me suis brisé le dos. J’étais dans le plâtre. Je ne pouvais pas non plus bouger mes jambes.  

    Le médecin est revenu avec ses analyses en m’annonçant que je ne pourrais peut être plus remarché. J’ai refusé son diagnostic, et l’ai même remis en cause. Il est reparti presque vexer sous les yeux de son infirmière qui a aussi tourné les talons. Ils m’ont reproché mon attitude. Une heure après, je souffrais, mais j’avais beau sonner pour demander qu’on calme ma douleur, personne n’est venu s’occuper de moi. J’ai quand même fini par m’endormir. Le lendemain, le médecin est revenu me voir en m’avouant que son pronostic était peut être prématuré, et que rien n’était perdu. Je l’ai remercié en lui disant que c’est cela que j’aurais voulu entendre dès le départ ! 

    Un an et demi après, j’ai participé à une marche qui de San Diego en Californie jusqu’à Washington, presque 4000 kilomètres, 5 mois et demi de marche. Mon ami Harry Belafonte était là pour m’accueillir à Washington. A l’arrivée, j’ai écrit une carte postale à ce docteur pour lui dire qu’il s’était bien trompé la première fois. 

    Avec votre force d’esprit, vous pouvez déplacer des montagnes. Je n’étais pas sûr de remarcher, mais j’y ai crû.

    On a tous eu vent d’histoires incroyables, simplement parce qu’à un instant T, une autre force, celle d’une volonté décuplée, nous a guidé ! 

    Je n’avais aucun grief contre le docteur, je voulais seulement croire, être positif ! 

    Une autre cause me tient à cœur, c’est la lutte contre le diabète. Dans nos parcours de vies, nous rencontrons chacun des obstacles. Après mon accident, j’ai eu des problèmes avec cette maladie. Chaque jour, je prenais jusqu’à 9 pilules différentes. Ce traitement m’était assigné à vie, puis j’ai participé à un programme contre le diabète. Je devais boire beaucoup de jus de légumes, de pissenlit. Au début de cette cure, mon glucose était très élevé, donc très dangereux, mais après une semaine de ce régime, il était tombé. J’ai également perdu beaucoup de poids. Puis, je suis passé au crudivorisme, j’ai mangé des légumes crus, j’ai encore perdu, mon taux a considérablement chuté, si bien qu’avec l’accord des médecins j’ai pu éliminer certaines pilules jusqu’à les arrêter complètement. Cet exemple personnel montre qu’il est possible de parvenir à boycotter le lobbye de l’industrie pharmaceutique qu’on veut nous imposer. 

    Au passage, les Etats Unis sont le pire endroit où la nourriture est la plus mauvaise, pas seulement de l’occident, mais dans le monde entier.

    Dennis : publicité

    N’oubliez pas avant de partir les CD à 15 euros, cela nous aidera à mettre de l’essence dans nos voitures (rires)

     

    Public : Merci pour l’espoir que vous nous donnez. 

    Dennis : Lorsque nous nous reverrons, nous essayerons de passer plus de temps ensemble !

    dennis banks 2
     
    moiREPORTAGE DE PATRICIA

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