• Christian LAVEAU

     Le Soleil

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    Christian Laveau: sur les ailes d'un aigle 

    Christian Laveau se promène dans les plus gran des villes du monde, mais son... (Patricia Brochu)

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    Patricia Brochu

     

    Geneviève Bouchard
    Le Soleil

    (Québec) Christian Laveau se promène dans les plus gran des villes du monde, mais son coeur, sa musique et son inspiration demeurent bien enracinés près d'ici, dans la tradition huronne-wendat. La voix du spectacle Totem du Cirque du Soleil présente ces jours-ci Sondakwa, un album né au fil de nombreux voyages et synonyme de retour au bercail pour l'artiste de Wendake.

    Il aura fallu deux ans à Christian Laveau pour arriver au bout de l'aventure. On doit dire que le monsieur a un horaire chargé. Au moment de notre entrevue téléphonique, cette semaine, il se trouvait à San Francisco avec l'équipe de Totem. Il reviendra à Québec la semaine prochaine, juste à temps pour le lancement de son album, mercredi, à l'Hôtel-Musée Premières Nations de Wendake. Un retour temporaire : d'ici la fin de son contrat avec Totem, Londres, San Jose, San Diego, Washington et Atlanta entendront sa voix. Un artiste occupé, donc, qui a dû concilier son agenda avec celui du directeur musical Gilles Sioui et de l'ingénieur de son Yves Drolet.

    «Entre deux villes avec Totem, je descendais à Québec pour enregistrer deux ou trois chansons avant de repartir, raconte Christian Laveau. Par la suite, Gilles et Yves travaillaient sur la musique et le mixage et m'envoyaient ça par la poste. Ça s'est fait comme ça sur deux ans. Pendant ces deux années-là, je vivais des choses dans des pays différents. Gilles et Yves aussi. Ça nous a donné beaucoup d'idées, beaucoup d'inspiration. C'est vraiment un projet qui s'est fait à trois.»

    Sur Sondakwa, Christian Laveau revisite des chants traditionnels des Hurons-Wendat : chants guerriers ou de réjouissances, qui rendent «hommage à l'esprit du feu» ou qu'on entonnait en fumant le calumet de paix. S'il met en relief des traditions ancestrales, Christian Laveau a laissé Gilles Sioui les parer d'une folk qui ne boude pas les rythmes et les instruments plus contemporains.

    «Je voulais que cet album-là me ressemble, avec les choses que je vis en 2011 en tant qu'Amérindien, note le chanteur. Je voulais que ce soit vrai. Je ne voulais pas faire un album avec juste la voix et le tambour. J'avais envie de montrer mes inspirations, la musique et les gens que j'aime. Comme Gilles Sioui! Je suis fan de lui depuis que je suis petit!»

    Culture vivante

    En langue huronne, sondakwa signifie «aigle». Christian Laveau n'a pas choisi son titre au hasard. «Pour nous, l'aigle, c'est l'oiseau sacré, explique-t-il. C'est lui qui vole le plus haut, c'est lui qui transmet les prières... Je souhaite que cet album-là prenne son envol, comme l'aigle, d'un territoire à l'autre. Je veux que les gens sentent que c'est un projet authentique, fait avec le coeur.»

    Sur la plupart des pièces, le chanteur s'exprime en langue autochtone. Il dit d'ailleurs avoir eu besoin d'un coup de pouce pour maîtriser la poésie qu'il met de l'avant sur son album. «Ce n'est pas une langue que je suis capable de parler en conversation», reconnaît celui qui signe deux textes, dont l'un rend hommage à ses grands-parents.

    «Ils étaient trappeurs et ils vivaient dans le bois, confie-t-il. Ils ont passé leur vie à parcourir les territoires. Ils ont voulu transmettre la culture à mes parents, qui nous l'ont transmise par la suite. Je suis très conscient qu'avant nous, nos ancêtres ont travaillé très fort pour que la nation huronne-wendat reste en vie.»

    Quand il terminera son périple avec le Cirque du Soleil, le chanteur espère amener le projet Sondakwa sur scène. Et comme il connaît bien le metteur en scène Robert Lepage, avec qui il a travaillé sur Totem et dans le spectacle Canotgraphie, il pourrait compter sur un solide allié au moment de monter sur les planches. «J'ai de bonnes idées pour un spectacle, indique-t-il. J'ai été chanceux de travailler avec Robert Lepage. Il m'a dit que ça l'inspirait beaucoup, le projet que je suis en train de faire...» Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd!

     


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