• 20 mai 2010 Eriel Deranger - Sables bitumeux en Alberta

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     Paris le 20 mai 2010

    Eriel Deranger

    Sables bitumineux en Alberta

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    On estime que la plupart des centaines de projets de forage, d’exploration ou d’extraction qui ont reçu un accord d’autorisation, seront développés en 2015. Le pic de production sera atteint en 2030.

    A l’époque de la colonisation du Canada par la couronne britannique, celle ci avait signé des traités avec les peuples autochtones, dans lesquels ces peuples (en 1890, 1899), rétrocédaient leurs terres à la couronne.

    Dans le cadre de ces traités, la couronne leur garantissait la possibilité de continuer à vivre en harmonie et en accord avec leur mode de vie traditionnel (chasse, pêche, cueillette, en incluant également les pratiques d’ordre spirituel).

    Un autre aspect de ces conventions stipulait qu’elle s’engageait à toujours consulter ces nations sur l’utilisation des territoires, mais  il s’agissait plus au fond , d’une sorte de partenariat tacite. Malheureusement au fil des années, le gouvernement du Canada a piétiné ces textes en développant sa propre interprétation, bien évidemment différente de celle des premières nations. Beaucoup de procédures judiciaires sur la question, toujours en cours aujourd’hui, ont donc vu le jour.

    La communauté d’Eriel, pense avoir son mot à dire sur le sujet et entend faire valoir ses droits vis à vis des autorités.

    Question

    Avez vous bon espoir de vous faire entendre ?

    Je veux croire que l’espoir de remporter cette bataille, existe. Il ne s’agit pas seulement de stopper les industriels, mais de relever le défi de clairement s’opposer, à la fois au gouvernement, mais aussi aux institutions financières telles les banques. Nous pensons qu’il nous faut tous remettre en question notre propre manière de consommer l’énergie.

    En tant que peuple autochtone, nous avons une très forte connexion avec la nature, et pour nous il est naturel de défendre fermement cette mère terre dont nous sommes issus. Je préfèrerais être chez moi plutôt qu’ici à Paris, mais je considère de mon devoir de transmettre ce message, c’est la raison de ma présence parmi vous….malheureusement, je ne sais pas si un jour ce colbat prendra fin !

     Question

     Quels sont vos rapports avec l’entreprise autochtone qui exploitent les sables bitumineux ?

    Je n’ai rien à voir avec cette entreprise. Ces responsables ne font pas partie de mes relations proches. La colonisation a quelque part, forcé à l’assimilation des peuples autochtones, en adoptant, entre autres, ses modes de consommation.

    Toutefois, certains résistent et refusent d’adopter complètement les modes de vie des blancs. Mais, beaucoup ont le sentiment de ne pas avoir le choix pour survivre, que de s’engager à travailler (et donc quelque part à cautionner), pour l’industrie pétrolière alors qu’elle détruit leur environnement.

    …..et puis beaucoup de nos « leaders » cautionnent cette industrie. Comme on le constate dans nos sociétés occidentales, c’est parfois un petit nombre qui détient le pouvoir, qui prend les décisions qui engagent le reste de la communauté, mais qui au fond, ne sert que ses propres intérêts, au détriment du collectif.


    Aloys LIGAULT (http://www.amisdelaterre.org/)
    Le traducteur : Emmanuel RAOUL (journaliste : 
    http://www.monde-diplomatique.fr/
    )
    Eriel DERANGER (Athapasca  Chipewayan  )

    Maxime COMBES (Membre, en France, du collectif : « urgence climatique et justice sociale » et Attac
    http://www.france.attac.org/)
     

    Question

    Est ce que les partis d’opposition et les canadiens s’expriment sur ce sujet ?

    Il n’y a pas de consensus politique, même dans les partis de gauche, malgré les débats. Il n’y a guère que « les verts » qui nous soutiennent. En revanche, de très nombreuses ONG sur la question de l’environnement, dont une coalition importante nord américaine d’environ une vingtaine, tentent d’exposer le sujet sur le devant de la scène afin de maintenir un maximum de pression sur les décideurs.

    Question

     

     En 2008, il me semble, une délégation s’est présentée au forum permanent des Nations Unies. Quels sont les espoirs de la communauté dans cette manœuvre ? A t-on constaté des avancées ? 

     

    Les Nations Unies ont malheureusement un pouvoir d’action assez limité. L’objectif en se déplaçant là bas , était d’apporter le sujet sur la scène internationale, pour dépasser le strict enjeu canadien.

    Le forum permanent sur le droit des peuples autochtones, reçoit et archive les milliers de plaintes déposées par les peuples premiers à travers le monde, plaintes qui concernent leurs droits bafoués, pays par pays.

    Un simple rappel à l’ordre est donné de temps à autre au gouvernement « fautif », en l’occurrence ici le Canada, ce qui, bien sûr, n’inquiète absolument pas le monde politique.

    Il n’y a donc pas eu d’avancée concrète directe suite à cette visite à l’ONU. Cette démarche s’ajoute, de plus, aux nombreuses autres déjà entreprises. Tous les recours avaient déjà été tentés au niveau national et international pour sensibiliser à cette question.

    La fin du film évoque la plainte judiciaire déposée par notre communauté. Malheureusement, cette plainte a été rejetée pour défaut de procédure, parce que non déposée en temps et en heure. Elle visait à contester un projet approuvé par le Canada. Nous aurions dû, selon le juge, réagir dès l’annonce du projet. Nous entendons, cependant, faire appel de cette décision.

    Question

    Le groupe total est-il impliqué dans l’exploitation ?

    Total est très présent dans la zone sur 3 projets de gisement, dont 2 qui doivent être extraits dans des mines à ciel ouvert, et le 3ème par ce qu’on appelle les techniques « in situ », où les ressources sont trop profondes pour qu’on puisse y accéder directement en creusant. On pratique « le forage gravitationnel assisté par vapeur » qui consiste à injecter de la vapeur à haute pression sous le sol à 300 m de profondeur pour fluidifier le bitume et pouvoir le pomper. Cela consomme encore plus d’énergie (eau, gaz…). Total est propriétaire à 50 % d’une raffinerie qui transforme ce bitume en pétrole synthétique. Tous ces projets sont situés en Alberta. Total va investir 15 à 20 milliards de dollars canadiens supplémentaires dans les 10 prochaines années et pense tirer à l’horizon 2020-2030, 10 % de sa production mondiale à partir des sables bitumineux.

     

    Pour l’instant, l’Alberta est le seul endroit où on extrait ce pétrole, mais on en trouve aussi dans la province juste à coté, un peu plus vers l’Est (le Saskatchewan). On dit qu’il y aurait 2 fois plus de sable bitumineux dans cette région là, mais pour l’instant, nous ne savons pas encore comment il va être exploité car le contexte biologique est encore différent. C’est une zone très peu peuplée par les premières nations, aussi, à terme, on peut penser que des industriels exploiteront la zone, bien qu’ils n’aient pas encore les technologies adaptées.

    Le Canada est une sorte de zone test pour cette industrie des sables bitumineux. On trouve, cependant cette ressource dans de nombreux pays du monde, au Vénézuela, au Congo, à Madagascar, au Maroc, en Jordanie, ou encore en Israêl…en Russie également ! On peut voir sur une carte, créée par Shell , le nombre considérable de pays concernés. Le Canada se vante d’avoir de très hauts standards de protection environnementale et de respect des droits de l’homme, mais en cautionnant cette ressource des sables bitumineux, il piétine de plus en plus ces valeurs. On peut aisément imaginer que certains pays, dont les droits de l’homme ne sont pas la priorité, ne s’en embarrassent pas davantage lorsqu’il s’agit d’exploiter ces ressources !

    Question

    Coordonnez vous vos efforts de lutte avec d’autres nations, notamment celles du nord de l’alberta ?

    Est ce que vous comptez , s’il y a bien une exploitation dans le nord du Saskatchewan , combiner vos actions pour défendre vos intérêts en tant que population autochtone ? 

    La chargée de campagne de Greenpeace, qui est une très bonne amie, nous soutient dans notre combat. Nous avons déjà entamé des discussions avec les autres nations du Saskatchewan, mais aussi d’autres régions notamment celles dont les territoires sont impactés par le tracé actuel ou prévu des pipes lines qui partent dans plusieurs directions (est, ouest, sud…)……oui, l’ensemble des premières nations est bien déterminé à se battre pour le respect de nos droits ! 

    Question

    Avez vous mis en place des mesures par rapport à l’impact de ce projet vis à vis de l’eau et de sa consommation par la communauté, et si c’est le cas, avez vous vu des améliorations en terme de santé ?

    La réponse est à la fois oui et non.

    C’est le cas à Fort Chipewyan où a été conçu un système de canalisations avec l’eau du robinet ainsi qu’un traitement des eaux localement. Il faut que ce système de filtration sur tout le Canada soit le meilleur possible. Dans cette zone, il y a encore 10 ans, on pouvait boire directement l’eau des rivières. Aujourd’hui encore, beaucoup de gens continuent à vivre de manière traditionnelle, en pêchant, par exemple. Au printemps il existe un concours : chacun creuse son trou dans la glace pour pêcher toute la journée. Le problème, c’est que ces poissons sont consommés alors qu’ils sont contaminés. Les animaux chassés (orignal, caribou…) le sont également…on y retrouve des traces d’arsenic. Nombreux sont ceux qui veulent continuer à vivre comme autrefois. A la belle saison, certains partent pour plusieurs jours de chasse. Ils n’ont évidemment pas la possibilité physique de transporter d’énormes quantités d’eau. Ils consomment donc l’eau des rivières en la faisant bouillir, pensant la rendre un peu plus saine, mais malheureusement les métaux lourds ne sont pas éliminés. L’eau est le coeur, le centre de leur vie et lorsqu’on pollue cette eau, on atteint aussi ceux qui en ont besoin.

    Je veux transmettre à ma fille ce que j’ai appris moi même étant enfant, c’est à dire nos traditions. Je lui ai déjà montré comment tresser des filets, comment sécher la viande d’orignal (c’est comme çela que nous la conservons). Ma fille souhaiterait en apprendre encore davantage, mais année après année avec la multiplication de ces projets industriels, je me demande de plus en plus, si je suis sur la bonne voie en perpétuant nos traditions, en transmettant mes connaissances, et cela me peine.

     

    Le Canada a signé le protocole de Kyoto, toutefois le gouvernement à fait savoir qu’il n’entendait pas respecter l’objectif fixé par Kyoto et a mis au point, soutenu par un lobbying intense, concernant les émissions de gaz à effet de serre, ce qu’il appelle « la loi sur l’air propre » en définissant son propre objectif….bien supérieur.

    Maxime 

    Le Canada est le pays le plus en retrait parmi les pays développés concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il a refusé de s’engager tant que les Etats-Unis n’adopteraient pas eux aussi une véritable politique de réduction, bien que ces derniers entendent voter une loi sur le principe du marché carbone.

     

    Un exemple concret : la simple industrie des sables bitumineux est l’équivalent sur un an, des émissions de gaz à effet de serre de la Nouvelle Zélande. Le Canada au lieu de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, est en train de l’accroître au fil des ans spécifiquement à cause de cette industrie néfaste ! 

    Question

    La population au Canada a-t-elle conscience de ce problème ?

    Il y a 6 ans, les canadiens n’en avaient pas vraiment conscience. C’est seulement depuis un an qu’une mobilisation prend forme grâce à des films comme celui qui vient d’être diffusé, au travail et à l’implication des ONG, mais aussi de communautés comme la mienne, qui, à force de mettre ce sujet sur le devant de la scène, commencent à sensibiliser l’opinion publique.

    A titre personnel, j’ai consenti énormément de sacrifices, pris sur mon temps et ma vie privée pour ce combat, à tel point que l’on m’a forcé à prendre les vacances que je n’avais pas pris depuis un an.

    Question

    En terme de possible mobilisation en Europe, que ferez vous au sommet du G 20 à Toronto, et qu’aimeriez vous que nous fassions, nous, citoyens européens ?

    Question très intéressante….différents sujets vont être abordés par plusieurs groupes au G20 : le dossier des sables bitumineux sera mis en avant par les écologistes. Il y aura pas mal de concertation sur l’aspect financier, ce qui veut dire viser, cibler les financeurs de cette industrie comme la banque royale du Canada. Mais, en dehors de ces investisseurs canadiens, certains groupes en Europe, et notamment en France (Crédit agricole, société générale, BNP paribas….) sont concernés. L’association des « amis de la terre » les relance constamment pour les inciter à choisir des investissements plus responsables.

    Yann

    Nous avons justement rencontré les responsables du crédit agricole. Nous ne pouvons pas avoir de chiffre concernant le seul projet des sables bitumineux, mais sur l’ensemble des financements alloués aux entreprises qui le financent soit 198 millions, et pour la société générale, ce chiffre est multiplié 4,5 fois.

    Le discours qu’ils nous tiennent depuis un peu plus de 2 ans, vise à expliquer que ces investisseurs iront, de toute manière, chercher l’argent ailleurs, si eux ne souhaitent pas s’impliquer. A la rigueur, ils joueraient le « jeu » si l’initiative était commune entre toutes les banques, sans quoi rien ne sera faisable. Ces banques prétendent même que l’on se trompe de cible en les désignant, que nous ferions mieux de pointer les lois canadiennes, mais nous, nous visons tout le monde comme responsables. Pour l’anecdote, lorsque nous avons rencontré le crédit agricole, ils pensaient que nous venions pour le projet du nucléaire controversé en Inde et au Brésil, pour lequel nous avions rendez vous le mois suivant, une erreur assez significative…. 

     

    La mobilisation est croissante chez les populations autochtones, et à l’occasion de ce G20, elle devrait prendre encore plus d’ampleur. Elle s’explique par le fait que nous sommes, avant tout, les premières victimes.

    Maxime

    Le G20 est une date très importante, cependant Stéphane Harper est réactionnaire à la fois sur les questions environnementales, financières et économiques, aussi nous n’en attendons malheureusement pas grand chose en termes de résultats et d’engagement des pays concernés.  

      Stéphane Harper a par exemple prétendu que la crise financière ne concernait pas le Canada. Notre devoir, à nous français et européens, est d’interpeller notre gouvernement et l’Union Européenne, pour qu’ils fassent pression sur ce pays, afin qu’il s’engage sur une véritable politique de réduction des gaz à effet de serre, ce qui aurait une vraie conséquence sur l’exploitation des sables bitumineux, et pour qu’il boycotte l’importation de ce pétrole. Cela passe par une série de mesures. Il existe actuellement une directive carburant négociée au sein de l’Union Européenne. Nous pourrions obtenir, avec une vraie mobilisation à l’échelle européenne, une différenciation entre le pétrole issu des techniques conventionnelles et celui issu des sables bitumineux, afin que cela coûte aux multinationales européennes impliquées, d’acheter sur le marché

     Question

     Une délégation était-elle présente au sommet en Bolivie ?

      Unucarbone européen, beaucoup plus de quotas de CO2, ce pétrole « polluant » devenant donc plus cher. Nous devons exiger que Total prenne des engagements et s’il ne le fait pas, que notre gouvernement et l’Union Européenne intervienne pour ne pas exploiter ce pétrole.      

     

    Au moment de la conférence de Copenhague, nous avons mené plusieurs actions pacifiques conjointement chez nous et à Londres.

    Ma mère y était présente pour en parler… 

     

    James Cameron, le réalisateur d’Avatar, qui est engagé auprès de nous, a envoyé une partie de son équipe technique avant le tournage du film, sur les sables bitumineux d’Alberta, parce qu’il recherchait une zone d’extraction minière. On retrouve dans le film, des engins qui correspondent à ceux utilisés par cette exploitation.

    Il se rendra, en personne, cet été en Alberta, pour rencontrer les populations et constater de ses propres yeux le problème. 

      Question

    Est ce que vous avez connaissance de pressions directes exercées par le gouvernement américain sur le gouvernement canadien pour poursuivre et étendre l’exploitation des sables bitumineux ?  

    Pas à ma connaissance, ce serait plutôt l’inverse pour que les Etats-Unis continuent d’acheter ce pétrole. Au moment où on s’apprêtait, aux Etats-Unis, à voter des lois sur les carburants à faible intensité carbonique, une délégation officielle canadienne d’Alberta est venu exercer un lobbying afin que leur carburant soit classé dans cette catégorie. Il a même été demandé à Barack Obama, d’occulter cette question. A ce sujet, ce dernier a plutôt déçu par son manque d’engagement, alors qu’avant son élection, son entourage était sensible aux questions environnementales. Pas mal d’espoirs avaient été placés en lui, après l’ère Bush pour une politique centrée sur les énergies renouvelables, mais comme on peut le voir dans le film, il s’est simplement aligné sur les discours et les promesses des Albertins. 

     

    Aloys

    Le gouvernement canadien exerce une pression sur l’Union Européenne à propos de la mise en place de la directive carburant. J’étais à Bruxelles le 5 mai dernier avec « les amis  de la terre » pour la présentation de leur rapport sur les sables bitumineux, et était présente une représentante de l’ambassade du Canada, avec un discours stupéfiant, en argumentant que leur pétrole était moins polluant que le pétrole conventionnel.

     

    Maxime

    Il existe une alliance de circonstance entre le Canada et les Etats-Unis pour que ces derniers soient moins dépendants du pétrole moyen-oriental ou en provenance de pays ou de zones plus ou moins instables. Obama est même plus impliqué à ce niveau que ne l’était Bush. D’autres pays, dont la Chine, applique d’ailleurs cette même politique.

    Le Canada essaye de vendre un peu partout dans le monde, son pétrole comme étant du pétrole propre, en utilisant cyniquement l’argument de l’absence de marée noire par cette exploitation, et pour cause….

    Je souhaiterais ré-actualiser quelques infos du film puisque celui ci a été tourné en 2007/2008 :

    On parle par exemple de 500 canards qui se sont posés de manière définitive dans le bassin de décantation, mais le vrai chiffre est de 1600. On y a trouvé également des grizzlis, des lynxs, des orignaux, certaines espèces protégées. De par ce fait, les industriels se mettent en infraction en menaçant la survie de ces espèces. Nous avons entamé un procès et en attendons la délibération. Nous avons bon espoir quand au jugement, au titre de non respect sur la loi visant à protéger les oiseaux migrateurs et les rivières. Le film nous présente un bassin  de 16 kms comme étant le plus long, mais aujourd’hui certains font plus de 50 kms2, l’ensemble couvrant en tout 130 kms2 et 750 millions de M3.

    L’hydrologue présenté dans le documentaire, a mené avec d’autres chercheurs, 2 enquêtes sur l’impact environnemental, et dans la première de ces études, il a démontré que l’importance des rejets était sous estimée de 5 fois. Il termine actuellement la 2èmephase de son étude qui sera rendue publique en juin  prochain, et dont les résultats semblent extrêmement alarmants quand à la contamination  de la zone de Fort Chipewyan.

    La plainte de notre communauté a été rejetée, mais 5 autres déposées par d’autres nations sont en cours contre le gouvernement et l’instance de régulation qui délivre les permis aux industriels. Toutes ces procédures judiciaires s’appuient sur nos droits issus des traités datant du 19èmesiècle garantis par la constitution canadienne

    Question 

    Le film sortira t-il en DVD ?

    Il devrait, effectivement être distribué au niveau international, sachant qu’il est déjà sorti au Canada en 2009. Le centre de documentation, ici même, s’est procuré le film en avant première, il est donc disponible au visionnage avant sa vente. A notre connaissance, 3 autres films sont en cours de tournage ou de montage. En effet, beaucoup de télévisions internationales se rendent sur place et s’emparent du sujet.

    Question

    A vous entendre, ne serait-il pas plus efficace d’attaquer sur le non respect des droits des animaux plutôt que sur celui des autochtones pour espérer gagner ce combat ?

    Lorsque nous défendons nos droits, nous défendons aussi ceux des animaux, ceux de la mère terre, nous vivons avec eux, et s’ils disparaissent, nous disparaissons aussi.

    Aloys

    Merci beaucoup de vous être déplacé, merci de votre contribution par vos questions. Vous pouvez trouver d’autres informations sur le site « des amis de la terre » France et Europe, ainsi que sur le Monde diplomatique, et peut être sur le site du CSIA.

    REPORTAGE DE  

     

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